Session pluridisciplinaire 1 (1981)

Première activité accueillie aux Treilles, cette session fut expérimentale, le choix des pensionnaires n’ayant volontairement été guidé par aucun thème particulier. La tentative fut modeste, réunissant trois hommes et deux femmes -un philosophe français, un poète américain, un britannique historien des mathématiques, deux spécialistes américaines de la littérature française du XIXe siècle. La session prouva que le lieu et la durée du séjour permettaient d’établir un climat très favorable au travail personnel et de créer entre des hommes et des femmes de nationalités et de formations différentes une relation d’amitié et de dialogue allant bien au-delà de la courtoisie intellectuelle.

Cette session fut très encourageante et permit de préciser dans quel esprit la Fondation souhaitait agir.

Participants, Institution d’origine et spécialité : 

Lois Cooper (Princeton University – Littérature française -Victor Hugo-)

David Fowler (University of Warwick – Mathématiques anciennes)

Diane Martin (Princeton University – Littérature française -Victor Hugo-)

Jean Petitot (Centre d’Analyse et de Mathématiques sociales, Paris – Mathématiques et Linguistique)

Richard Reid (Princeton University – Poésie moderne)

A la suite de cette session, Richard Reid a laissé ce poème paru dans le premier Bulletin de la Fondation des Treilles :

 

TERRACES

                   Speak

as the pines’ high castenets

shake their brightening seed,

it is day

and the acorn’s jacketed

limbs are danced from oak

to oak. As a world kills

all dumb time

the silent leavings and love’s most expensive breath

expose the loud rubble of a rumor only.

Mend the ultimate phalanx of stone

that makes place for an olive grove

and, here, for cypresses to negotiate with wind.

The wanting of a human band is

this measure of a hill.

And a snail has gathered an elaborated shell

to a small infinity,

impermanent ear to the earth,

like terraces under the sun, these walls of quiet and rock.

Where the new olives drop

in the absence of her silent, exploded flower

in the near shadow of gone, of folded stars,

the discontinuous leaves

turn quick and whispering an evening secret

of still uncollected

stone.

RICHARD REID

October 1981

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