Research policy in Europe

Participants

Attilio Boriani, Peter Collins, Jean Dercourt (1935 – 2019), Eckart Ehlers, François Gros (organisateur), Frank Grünhagen, Julia Higgins (organisateur), Maurizio Iaccarino, Ingrid Kissling-Naef, Jean Mawhin, Gunnar Öquist, Yves Quéré, Thomas Rosswall, Niceas Schamp, Gérard Siclet, Volker Ter Meulen

Review (in French)

by François Gros

INSTITUT DE FRANCE
Académie des sciences
logo academie des sciences

Comité Français des Unions Scientifiques Internationales
COFUSI

Paris, le 20 octobre 2003

Séminaire des Académies européennes sur la politique
du Conseil International pour la Science (ICSU)
1-5 octobre 2003

Cette rencontre, organisée conjointement par l’Académie des sciences et la Royal Society, avait pour objet de réunir des membres nationaux européens de l’ICSU pour une réflexion commune sur la politique de cette organisation en regard des priorités européennes.

Le Conseil International pour la Science est issu du Conseil International des Unions scientifiques (International Council of Scientific Unions), créé en 1931, qui associe depuis 1998 deux catégories de membres : des Unions scientifiques et des membres nationaux qui sont, dans la plupart des cas, les académies des pays membres. L’ICSU compte actuellement 98 Membres nationaux et 26 Unions scientifiques ou organisations affiliées. Basé à Paris, l’ICSU joue le rôle de bras scientifique de l’UNESCO et s’efforce de faire entendre la voix de la Communauté scientifique mondiale sur les grands problèmes de la planète que sont la protection de l’environnement, l’accès à la connaissance, le développement des sciences et des techniques pour l’alimentation et la santé.

Pour de multiples raisons, les conditions dans lesquelles se développe la connaissance scientifique ne sont pas les mêmes dans les pays fortement industrialisés et dans les pays pauvres. L’importance du contexte régional, au sens de l’UNESCO, n’est pas toujours pris en compte par l’ICSU pour le choix de ses priorités.

Les principaux contributeurs à l’ICSU sont les Etats-Unis et l’Europe. Parmi les membres européens, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, cotisent au plus haut niveau. Dans le sillage du mouvement en cours pour la constitution d’un espace européen de la recherche, l’idée d’une concertation des membres européens de l’ICSU a progressivement fait son chemin.

A la suite de premiers contacts pris en 2002, l’Académie des sciences et la Royal Society qui avaient engagé chacune de leur côté une évaluation du rôle de l’ICSU, de ses Unions et de ses Comités, se sont accordées sur l’intérêt d’organiser une rencontre plus structurée des principaux contributeurs européens à l’ICSU. Grâce au soutien de la Fondation des Treilles cette rencontre s’est tenue dans une atmosphère extrêmement propice à la concertation. Elle a réuni 16 représentants au plus haut niveau des Académies des sciences du Royaume-Uni, d’Allemagne, de Suède, d’Italie, de Belgique et de France ainsi que des agences de financement de la recherche d’Allemagne et d’Italie. Le Directeur exécutif de l’ICSU a également participé à une partie des débats.

Réparti sur une durée de trois jours, le programme de ces entretiens a permis de faire un examen critique de la politique de l’ICSU et de son rôle face à de nouvelles organisations internationales intervenant elles aussi comme « la voix de la Science », notamment l’InterAcademy Panel (IAP) qui réunit 89 académies des Sciences et des Humanités. Les succès dans le domaine de l’environnement ont été soulignés. L’ICSU est à l’origine de plusieurs Comités interdisciplinaires qui ont maintenant leur vie propre. Par contre, la recherche biomédicale est insuffisamment représentée.

Les Académies présentes ont pu comparer les modes d’organisation et d’évaluation de leurs Comités nationaux ainsi que leurs visions propres de l’ICSU et de ses priorités.

La politique européenne de recherche a fait l’objet des entretiens de la dernière journée qui ont porté sur les initiatives en cours :

  1. le programme-cadre,
  2. le renforcement de la recherche fondamentale avec le projet de Conseil européen de la Recherche et l’objectif de Barcelone de 3 % du PNB dévolu à la Recherche.

Il a été convenu entre les participants qu’il n’était pas nécessaire dans un premier temps de formaliser un groupe européen au sein de l’ICSU mais plutôt de maintenir une concertation très ouverte. Une réunion de suivi à Bruxelles, éventuellement plus élargie, a été proposée par les représentants des Académies de Belgique.

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