Authors’ Residency Prize: the laureates

The Authors’ Residency Prize being intended to french-speaking people, you will find hereafter the french version of this page:

2018 – Louis-Philippe Dalembert, Olivier Dhénin et Michaël Ferrier (lauréats 2017)

Louis-Philippe Dalembert

Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Poète, nouvelliste, romancier et essayiste, il a vécu tour à tour à Port-au-Prince, Nancy, Paris, Rome, Jérusalem, Florence, Berlin, Milwaukee, Berne, voyagé partout où ses pas ont pu le porter… dans l’écho toujours renouvelé de la terre natale.

Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, chevalier des Arts et des Lettres, son travail a été récompensé par plusieurs autres distinctions dont le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Prix orange du livre 2017, finaliste Prix Médicis et Grand Prix du roman de l’Académie française 2017… Ses livres sont traduits en allemand, italien, espagnol, portugais, anglais, danois, serbe…

Louis-Philippe Dalembert est par ailleurs diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince, diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle).

Derniers ouvrages parus : Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser éditeur, 2017), Ballade d’un amour inachevé (Mercure de France, 2013), En marche sur la terre (poésie, Bruno Doucey, 2017).

Louis-Philippe Dalembert, qui écrit dans les deux langues de son pays natal : le français et le créole, vit aujourd’hui entre Paris, Port-au-Prince et ailleurs.

Durant sa résidence, il travaillera à un nouveau roman autour du thème de la migration.

Olivier Dhénin

Poète, dramaturge et metteur en scène, Olivier Dhénin partage sa vie entre Paris et Rochefort, après avoir vécu à New York et Rome. D’une mère saïgonnaise et d’un père arrageois décédé quand il était adolescent, il aborde l’écriture et le théâtre comme le lieu de l’être, de la mémoire et de l’ailleurs.
Parallèlement à des études de littérature à l’Université de Paris VII, il poursuit une formation musicale au Conservatoire national de région d’Amiens qui le conduira à officier à la coordination artistique du Théâtre du Châtelet de 2006 à 2008. Il crée ensuite sa compagnie de théâtre et art lyrique Winterreise avec laquelle il met en scène Maeterlinck, Rilke, Mahler, Britten, Debussy et récemment L’Île du rêve de Reynaldo Hahn à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet à Paris et L’Enfant et les Sortilèges de Ravel au Théâtre de la Coupe d’Or à Rochefort.
Son œuvre littéraire est essentiellement théâtrale : après Ellénore, drame lyrique qui s’inspirait du “Sturm und Drang”, il écrit Andreas/Maelström d’après Hans Christian Andersen, Ricercare, Cendres, les Feuillets d’Audelin, La Cantate de Tristan de Loonois. L’oeuvre d’Alain-Fournier fait l’objet de plusieurs réécritures afin de former un triptyque pour la scène : La Fête étrange, Les Gens du Domaine sans nom, Le Pays en hiver et dont la première version fut créée pour les Célébrations nationales du Centenaire du Grand Meaulnes en 2013. Cordelia-requiescat d’après Le Roi Lear est écrite pour le Printemps des Poètes et représentée au Théâtre de Belleville pour les 400 ans de Shakespeare en 2016.
Deux voyages en Arctique en 2013 et 2014 donnent naissance à une réflexion sur l’inconnu et la quête de l’ailleurs à travers Unalaska, récit/prose/poésie. Un tombeau poétique inédit en mémoire de son père disparu en 2000 est initié lors d’un voyage à Moscou en 2011 et achevé à Delft en 2013. En 2015 est publié un recueil de psaumes Le Livre d’heure d’Aaron Däsler (les petites allées).
En 2016, Olivier Dhénin est résident à la Villa Médicis – Académie de France à Rome.

Durant sa résidence aux Treilles, Olivier Dhénin travaillera à l’achèvement du troisième volet de sa trilogie « L’Ordalie », trilogie familiale dont chaque partie est séparée de dix années. Le premier volet, Ricercare, en est la pièce centrale. Le deuxième, Cendres, se déroule dix ans avant ; le troisième, Waldstein, dix ans après. Ce temps écoulé vise à suivre l’évolution de personnages confrontés à la tragédie.

En savoir plus sur la trilogie “L’Ordalie”

2017 – Benjamin Pelletier, Emmanuel Ruben et Pascale Roze (lauréats 2016)

Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il est parti enseigner la langue et la culture françaises en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Il a ensuite suivi un master en intelligence économique et a travaillé pour différentes entreprises avant de se spécialiser dans la formation en management interculturel. Il enseigne également cette approche dans de nombreuses écoles et intervient régulièrement comme conférencier.

Il a publié ses deux premiers livres aux éditions de l’Olivier : La Mère des batailles en 2004 et A travers sables en 2009. Son dernier ouvrage, Toujours plus à l’est, paru aux éditions Picquier en 2016, s’inspire de ses différents séjours en Corée du Sud.

Son projet actuel vise à explorer l’enfance à travers un récit d’apprentissage en évitant la nostalgie du paradis perdu, la confession nombriliste de l’intimité ou le pathos du drame familial. Il s’agit plutôt de l’enfance banale et anonyme qui nous accompagne et dure toute la vie, de « l’enfance retrouvée à volonté » chère à Baudelaire ou de cette « enfance permanente » que Gaston Bachelard place au cœur du dynamisme de la poésie.

Emmanuel Ruben, écrivain et dessinateur, est né en 1980 à Lyon.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de géographie, il passe plusieurs années à l’étranger, en tant que lecteur, chercheur, enseignant ou coopérant.

Parallèlement à la publication de ses livres, il a collaboré à différentes revues : Sens Public, Ravages, Edwarda, Possession immédiate, Remue.net, Le Courrier des Balkans, Huffington Post… Par ailleurs, il a exposé ses dessins et ses aquarelles dans des galeries et des lieux publics.

Enfin, il tient à jour un site Internet personnel (L’araignée givrée, www.emmanuelruben.com) où il dévoile de nombreux dessins et des textes inédits.

Ses thèmes de prédilection (la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible) se retrouvent notamment dans son troisième roman, La ligne des glaces, premier épisode d’une suite européenne à laquelle il travaille depuis plusieurs années. Le livre a été sélectionné pour de nombreux prix littéraires dont le Prix Goncourt 2014.

Bibliographie

Halte à Yalta, roman, Jbz & Cie, 2010.

Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu, récit, éd. du Sonneur, 2013.

La Ligne des glaces, roman, Rivages, 2014. Réédition Rivages poche, 2016.

Icecolor, récit illustré, le Réalgar, 2014.

Dans les ruines de la carte, essai, le Vampire actif, 2015.

Jérusalem terrestre, récit, Inculte, 2015.

Pascale Roze :

 

2016 – Catherine Mary, Kettly Mars et Nils Trede (lauréats 2015)

Catherine Mary, pour un roman autobiographique portant sur la redécouverte de l’histoire familiale. La durée de la résidence est fixée à 3 mois.

Catherine Mary est journaliste scientifique et écrivain. Elle travaille pour Le Monde et pour Le Temps. Docteur en virologie de formation,  elle questionne le sens des avancées scientifiques et technologiques dans le monde contemporain et dresse aussi le portrait d’hommes et de femmes qui les incarnent.

Elle a ainsi récemment réalisé pour Le Monde, le portrait de Jenny Reardon, une scientifique qui devenue sociologue crée des ponts entre les disciplines, du lanceur d’alerte Carl Elliot, bioéthicien à la plume acérée, ou de Vincent Demassiet, un ancien patient schizophrène devenu président du réseau des entendeurs de voix.

Plus qu’à la description d’un parcours, elle cherche à révéler les ressorts intimes de l’engagement de ces hommes et de ces femmes. Elle aborde aussi ses sujets sous un regard philosophique. Dans Craie et tableau noir, matières à penser (Le Monde, 2014), elle a par exemple sondé le rapport des mathématiciens au tableau noir pour comprendre la fonction de cet objet iconique dans la création mathématique. Dans L’habit en psychiatrie, reflet de nos hésitations  (Le Temps, 2016), elle explore le lien entre l’habit du fou et les représentations de la folie. Dans Consentement éclairé contre Big Data (Le Monde, 2015), elle questionne la valeur de ce principe cardinal de la médecine à l’heure où les données de santé se monnayent à prix d’or.

Elle aime affiner ses enquêtes, croiser les regards, et s’immerger dans la complexité. Elle écrit aussi des fictions courtes (éditions Color Gang, revue Brèves) et vient d’achever un roman jeunesse, Le bow-window.

Elle est lauréate du Prix Résidence d’auteur de la Fondation de Treilles où elle travaille à l’écriture d’un récit autobiographique. Ce récit intitulé Longwy, du nom de la ville d’origine de son père, traverse son histoire familiale, brouillée par l’embrigadement de ses parents dans une secte durant son enfance.  Retrouvant au cours d’un reportage la trace de sa famille paternelle, elle rassemble les fragments épars de cette histoire et poursuit, à travers cette quête identitaire, son travail de réparation.

Kettly Mars, pour un roman sur le thème de la satire politique dans la société haïtienne. La résidence lui est octroyée pour 3 mois.

Nils Trede, pour une fiction inspirée par le procédé biotechnologique de reprogrammation d’une cellule différenciée en cellule souche pluripotente. La durée de sa résidence est fixée à 2 mois.

Ils seront accueillis à la Fondation des Treilles durant l’année 2016.

2015 – Patrick Autréaux, Mamadou Ly et Marc Pautrel (lauréats 2014)

Patrick Autréaux, pendant 2 mois, pour un essai sur les situations extrêmes
Patrick Autréaux est né en 1968.
Parallèlement à des études de médecine et d’anthropologie, il écrit de la poésie et des critiques d’art contemporain.
Il décide d’arrêter sa pratique de psychiatrie d’urgence en 2006.
L’expérience de la maladie comme expérience intérieure est le thème d’un cycle d’écriture achevé avec Se survivre (Éditions Verdier).
Il a publié, aux Éditions Gallimard, Dans la vallée des larmes, Soigner, Le Dedans des choses (récits). Et chez ce même éditeur en 2015, Les Irréguliers (roman).
Cet été sera programmée au festival d’Avignon sa pièce de théâtre, Le grand vivant, mise en scène et avec Thierry Thieû Niang et Vincent Dissez.
Il a été lauréat de la Villa Yourcenar, de la bourse Paris-Québec et du Prix Amic de l’Académie française.
L’ambition du projet qu’il travaillera aux Treilles est d’interroger la place possible de la littérature dans « les temps de malheur » – ce qui résiste et soutient au milieu des ruines.
Voir le site de Patrick Autréaux.

Mamadou Ly, pendant 4 mois, pour un essai sur André Malraux et la poésie.
Mamadou Abdoulaye LY est né au Sénégal en 1978. Après avoir fréquenté l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il a poursuivi ses études à l’Université Lyon 2 et à l’Université Lyon 3. Il a également enseigné la littérature française à l’Université de Limerick en Irlande entre 2010 et 2011 puis à l’Université du Yunnan en Chine entre 2011 et 2014 et fait partie des chercheurs associés au Groupe de recherches sur le manuscrit francophone du CNRS. Il est aussi l’auteur d’un essai sur La Théâtralité dans les romans d’André Malraux paru chez L’Harmattan en 2012 et de plusieurs articles scientifiques sur la littérature française des XIXe et XXe siècles publiés dans d’importantes revues universitaires comme la Revue André Malraux review, l’Australian Journal of French Studies ou la Revue d’Histoire littéraire de la France et dans le blog de Pierre Assouline www.larepubliquedeslivres.com. Lauréat de la Fondation des Treilles en 2015, il consacrera sa résidence à l’écriture d’un essai sur André Malraux et la poésie.

– et Marc Pautrel, pendant 2 mois, pour un roman “Ozu”, en référence au cinéaste japonais.
Marc Pautrel est né en 1967. Après des études de droit, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix littéraire d’Aquitaine en 2010 et a été lauréat des Missions Stendhal en 2012. Il est l’auteur d’un recueil de récits, Le Métier de dormir (Ed. Confluences, 2005), d’une autobiographie fictionnelle, Je suis une surprise (Ed. In8, 2009), et de quatre romans parus aux Éditions Gallimard dans la collection de Philippe Sollers, « L’Infini » : L’homme pacifique (2009), Un voyage humain (2011), Polaire (2013) et Orpheline (2014). Il est aussi présent sur Internet au travers d’un carnet d’écriture quotidien et d’un blog d’actualités à l’adresse www.marcpautrel.net

2014 – Olivier Bessard-Banquy et Patrice Nganang (lauréats 2013)

Olivier Bessard-Banquy
Docteur ès lettres, Olivier Bessard-Banquy est professeur des universités, spécialiste des lettres et de l’édition contemporaines, en charge des enseignements d’édition et de bibliologie au Pôle des métiers du livre de l’université de Bordeaux-III. Ancien éditeur, il collabore avec diverses maisons d’édition parisiennes. Il a coécrit une partie du volume sur le centenaire de la NRF paru en 2011 chez Gallimard (Gallimard 1911-2011, un siècle d’édition) et a donné en 2012 un essai en poche, L’Industrie des lettres, paru dans la série Agora chez Pocket. Il prépare pour cette même maison un essai sur le livre au XXe siècle à partir des archives d’éditeurs déposées à l’IMEC où il est chercheur associé.

Aux Treilles, il compte justement avancer dans l’élaboration de ce nouveau livre par l’étude des fonds du centre André Gide-Jean Schlumberger qui possède de nombreux documents inédits du célèbre cofondateur de la NRF et un nouveau fonds très riche de documents transmis par l’ancien archiviste de la maison Gallimard. Il espère aussi dans le calme de la garrigue et la paix des oliviers trouver l’ambiance idéale pour écrire tranquillement.

2013 – Alvaro de la Rica et François Jullien (lauréats 2012)

Álvaro de la Rica (né en 1965) est Professeur de théorie de la littérature et de littérature comparée à l´Université de Navarre (UN).

Biographe de Julien Green, il a publié entre autres La luz y la mirada. Aproximación a la autobiografía de Julien Green, (Eunsa, Pamplona, 1993), En lo más profundo del bosque. La juventud de Julien Green, (Encuentro, Madrid, 1999), Estudios sobre Claudio Magris, (Eunsa, Pamplona, 2000), Homenaje a José Jiménez Lozano, (Eunsa, Pamplona, 2006) et son dernière monographie Kafka y el Holocausto (Trotta, Madrid, junio 2009) sera traduite et publiée chez Gallimard (col. Arcades) en 2014. Critique littéraire dans les journaux ABC, El Mundo et La Vanguardia (Barcelone), il collabore entre autres avec la Revista de Occidente fondée para Ortega y Gasset. Il a publié en 2012 La tercera persona, son premier roman qui va déjà sur sa deuxième édition.

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il compte travailler sur l’expérience commune d’un ensemble d’écrivains français et espagnols autour de la frontière basque pendant la première moitié du XXème siècle. Il s’agira d’analyser pour la première fois leurs vicissitudes entre l’expérience de la guerre (Première Guerre Mondiale, Guerre Civile espagnole, Deuxième Guerre Mondiale) et de l’exil, et la recherche d’une forme littéraire à mi-chemin entre jeu et tragédie: “Je commencerai par l’étude du roman de Miguel de Unamuno : Comment se fait un roman. Cette œuvre, que le philosophe basque a écrite pendant son exil à Paris, est la première tentative d’inclure un élément métadiscursif explicite dans le genre narratif européen. Très vite, la quête unamunesque a été reconnue en France pour sa valeur littéraire et anthropologique, et a initié un dialogue à la fois artistique, politique et existentiel entre un nombre significatif d’intellectuels des deux pays qui ont passé une partie de leur vie au pied des Pyrénées. Ma recherche suit ce fil extraordinaire qui s’est tissé entre des écrivains et artistes comme Bergamín, Malraux, Jules Supervielle, Claude Esteban, Pablo Palazuelo, Eduardo Chillida, Martin Heidegger , Valéry Larbaud, Florence Delay et Ramón Gomez de la Serna pendant les décennies de crises et de ruptures politiques qui ont fait l’histoire du siècle passé”.

Page web personnelle : http://alvarodelarica.com/

2012 – Daniel Grojnowski et Nathalie Zaccaï-Reyners (lauréats 2011)

Daniel Grojnowski (né en 1936) est professeur émérite à l’Université Paris VII, Denis Diderot (U.F.R. Lettres, Arts, Spectacles).
Il a publié quelques recueils (poésies, nouvelles) et un certain nombre d’éditions d’auteurs
classiques, notamment A. Allais, J.-K. Huysmans, J. Laforgue, G. Rodenbach, dans la collection G-F de Flammarion, pour laquelle il prépare une édition du Rire de Bergson (à paraître en 2013).
Écrivain essayiste, il s’est consacré tout particulièrement à deux secteurs qui ont fait l’objet
de publications :
1. La photographie : Photographie et langage, José Corti, 2002 – Usages de la photographie,
José Corti, 2010 – Photographie et croyance, La Différence, 2012 (à paraître en septembre)
2. Les productions comiques : Aux commencements du rire « moderne », José Corti,1997 –
Comiques, d’Alphonse Allais à Charlot, Septentrion, « Objet », 2004 – Fumisteries (Anthologie, en collaboration avec B. Sarrazin), Omnibus, 2011

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il compte travailler sur la consécration du rire dans l’art plastique moderne et contemporain (Dada, Le Nouveau Réalisme, etc.)
Son étude portera sur les manifestations fondatrices des Arts Incohérents qui se sont déroulées, sous la direction de Jules Lévy, à la fin du XIXe siècle, à Paris, dans le cadre d’expositions annuelles, de 1881 à 1892.

Nathalie Zaccaï-Reyners,
Docteur en sciences sociales, Nathalie Zaccaï-Reyners est chercheure qualifiée au Fonds de la Recherche Scientifique belge (FRS-FNRS – http://www1.frs-fnrs.be/). Elle poursuit ses activités à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles dont elle a assumé la direction de 2008 à 2011 (http://is.ulb.ac.be/). Membre du Groupe de recherche sur l’Action Publique (http://grap.ulb.ac.be/), ses recherches s’inscrivent dans deux domaines : la sociologie morale et l’épistémologie des sciences sociales (accéder à une bibliographie sélective)

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, elle poursuit ses recherches sur le respect mutuel et la qualité des relations de soin dans des institutions d’accueil pour personnes vulnérables, s’attachant à poursuivre son exploration des ressorts de l’imagination morale au cœur du soin (en savoir plus)
Page web personnelle :
http://homepages.ulb.ac.be/~nreyners/homepages.ulb.ac.be/Welcome.html.html

2011 – Jacques Dewitte (lauréat 2010)

Philosophe, traducteur et écrivain, Jacques Dewitte, né à Bruxelles en 1946, partage actuellement sa vie entre Berlin et Bruxelles.
Se situant philosophiquement dans la tradition phénoménologique et herméneutique, soucieux des questions politiques autant qu’amoureux des formes sensibles, il est l’auteur d’une oeuvre importante qui s’est d’abord élaborée dans des revues telles que Le Temps de la réflexion, Le Messager Européen, Les Temps Modernes, Critique, Commentaire, Esprit, La Revue du Mauss, avec des articles portant sur des sujets aussi divers que le nihilisme, la question du mal, le vivant, l’architecture urbaine, le paysage, le langage, l’opéra, l’art, la littérature.
Il a notamment traduit deux livres de Leszek Kolakowski et plusieurs ouvrages allemands.
Il a publié quatre livres : Le pouvoir de la langue et la liberté de l’esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire, Michalon, 2007 ; L’exception européenne. Ces mérites qui nous distinguent, Michalon, 2008 ; La manifestation de soi. Eléments d’une critique philosophique de l’utilitarisme, La Découverte (collection „Bibliothèque du MAUSS“), 2010. Kolakowski. Le clivage de l’humanité, Michalon (collection „Le Bien Commun“), 2011. Trois livres déjà écrits paraîtront prochainement : Le mythe chez Hans Jonas ; Une discordance flagrante. Essai sur les méfaits et bienfaits de l’inconséquence ; Plus loin que le bout de son nez.
Il termine actuellement un grand ouvrage sur le langage, les langues et la parole, ayant pour titre provisoire : En matière de langage, auquel il a travaillé pendant son séjour à la Fondation des Treilles en 2011.

2010 – Rosette et Sami Tchak (lauréats 2009)

Rosette
Rosette est née à Cherbourg (Manche). Après des études à Caen, elle vient à Paris pour débuter une carrière d’actrice. Depuis les années 1980, elle a joué au théâtre (trois pièces), à la télévision (dans une dizaine de téléfilms) et surtout au cinéma (différents rôles dans une trentaine de films).
Avec le réalisateur Eric Rohmer, elle a noué une relation privilégiée et elle sera présente dans six de ses œuvres. C’est aussi lui qui réalisera le clip de la chanson « Bois ton café, il va être froid » qu’elle crée en 1986. Parallèlement à son travail de comédienne, Rosette réalise une série de sept courts-métrages où elle met en scène ses aventures de fantaisie.
En 2008, son premier roman « Le grand méchant père » est publié chez Grasset et décrit, entre >féerie et réalité, l’expérience sensible d’un tourment et d’une histoire.
En 2010, elle est résidente de la Fondation des Treilles et y séjourne quatre mois pour écrire son deuxième roman introspectif et ouvert.

Sami Tchak
Sami Tchak, pseudonyme de Sadamba TCHA-KOURA, écrivain, est né au Togo en 1960. Après une licence de philosophie obtenue à l’université de Lomé, capitale de son pays, en 1983, il enseigne dans un lycée pendant trois ans. Il arrive en France en 1986 pour des études en< sociologie et obtient son doctorat à la Sorbonne (Paris V) en 1993.
C’est dans le cadre de ses activités de sociologue que le hasard le conduira à Cuba en 1996 pour sept mois de recherches sur la prostitution. Par la suite, il nourrit une passion pour l’Amérique latine et ses littératures, ce qui se ressent dans une partie de ses livres. Il a publié à ce jour quatre essais et six romans dont Place des Fêtes (Gallimard, 2001, traduit en espagnol et en allemand) et Le paradis des chiots (Mercure de France, 2006, prix Kourouma). Depuis quelques années, il se consacre à la littérature, ce qui lui donne l’occasion de voyager à travers le monde.

2009 – Hélène Prigent et Marie le Drian (lauréates 2008 et premières lauréates)

Hélène Prigent a travaillé à la Réunion des Musées Nationaux pendant douze ans. Assistante de Jean Clair pour la préparation de l’exposition « Mélancolie. Génie et folie en Occident », présentée à Paris, en 2005, aux Galeries nationales du Grand Palais, elle est l’auteur de Mélancolie. Métamorphoses de la dépression, publié aux éditions Gallimard (collection « Découvertes ») la même année. Elle a participé à plusieurs colloques sur ce sujet et prépare un ouvrage sur la mélancolie dans l’Antiquité grecque, raison de son séjour à la Fondation des Treilles au printemps 2009. Elle a aussi publié un petit livre, Paul Gauguin, « J’ai voulu vouloir », auxéditions de La Martinière – Xavier Barral (collection « Voix », 2003), et collaboré à plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels le Journal de la France et des Français.Chronologie politique, culturelle et religieuse, de Clovis à 2000 (éditions Gallimard, collection « Quarto », 2001) et, avec Pierre Rosenberg, Chardin, la nature silencieuse (éditions Gallimard, collection « Découvertes », 1999).

Marie le Drian
Marie Le Drian est née à Lanester (Morbihan). Elle fait ses études à Rennes, puis travaille à Paris durant plusieurs années. Elle publie son premier récit Keraliguen en 1983. Suivront des nouvelles et des romans dont Le Petit bout du L (Laffont) et Hôtel maternel (Julliard). En 1999, elle obtient une bourse du Canton de Berne (Suisse) et passe une année dans la ville bilingue de Bienne, durant laquelle elle écrit La Cabane d’Hippolyte, Prix Bretagne 2001 et Prix Breizh du roman 2001.
A son retour en France, elle quitte Paris et s’installe définitivement en Bretagne, à Clohars-Carnoët Finistère) où elle se consacre à l’écriture. Attention éclaircie, son dernier roman, a été publié en 2007 aux Éditions de la Table Ronde. Marie Le Drian a bénéficié d’une résidence d’écriture de la Fondation des Treilles où elle a séjourné en qualité de pensionnaire pendant quatre mois. En 2013, paraît “Le corps perdu de Suzanne Thovers” aux éditions Apogée, dans la collection “Piqué d’étoiles”.