Prix du Centre André Gide-Jean Schlumberger : lauréats 2017

Paola Codazzi (Prix Fondation Catherine Gide) et Alexandre Mare (Prix Fondation des Treilles)

Paola Codazzi

Docteure de l’Alma Mater Studiorum – Università di Bologna et de l’Université de Haute-Alsace (DESE – Doctorat d’Études Supérieures Européennes), Paola Codazzi a soutenu en avril 2018 une thèse intitulée André Gide et la Grande Guerre. L’émergence d’un esprit européen. Sa publication est en cours.

Ses travaux autour d’André Gide portent principalement sur l’influence de l’écrivain en France et à l’étranger, ainsi que sur sa pensée d’une Europe en dialogue. En continuité avec ses recherches doctorales, le projet que Paola Codazzi élabore dans le cadre du Prix de la Fondation Catherine Gide auprès du Centre André Gide – Jean Schlumberger de la Fondation des Treilles porte sur le rôle joué par la correspondance dans la création, après la fin des hostilités, d’un espace de culture et de civilisation. Au même titre que le Journal – et parfois en concurrence avec celui-ci –, l’écriture épistolaire permet de formuler un discours sur le présent et le futur du continent, ainsi qu’elle s’affirme comme le lieu où Gide se crée, au lendemain de la guerre, une nouvelle posture, celle d’« Européen », appelée à subir les métamorphoses du temps.

Paola Codazzi est actuellement post-doctorante à l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse) et membre de l’ILLE (EA 4363). Elle prépare pour mars 2019 le colloque « André Gide dans ses lettres », en partenariat avec la Bibliothèque Jacques Doucet, la Bibliothèque Sainte-Barbe et la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Les actes seront publiés dans la revue L’Épistolaire à l’automne 2019, à l’occasion des 150 ans de la naissance de l’écrivain (1869-2019).

Alexandre Mare

Alexandre Mare (1979), ancien élève de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Cergy est critique et commissaire d’exposition.

Il a publié  plusieurs ouvrages sur le surréalisme et le dadaïsme comme René Crevel, Inédits (éditions du Seuil) ou à réédité le Dictionnaire du dadaïsme de Georges Hugnet (éditions Bartillat) et a collaboré ou écrit des monographies sur des artistes contemporains (Claude Rutault, Hubert Duprat, Michel Aubry, Mélanie Delattre-Vogt, etc.) et a participé à de nombreux catalogues d’expositions (« Leiris & co », Raoul Hausmann, « Couples modernes », « Georges Henri Rivière, voir et comprendre », « ABC Duchamp », L’Oblique, etc.)

A la villa Noailles, à Hyères, il est co-commissaire de l’exposition « Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie de mécènes ». Outre des expositions historiques, allant du surréalisme jusqu’au Nouveau Réalisme, il a proposé, avec son complice Stéphane Boudin-Lestienne une quinzaine d’expositions autour de Marcel Breuer, Guy Bourdin, Jean Cocteau, Pablo Picasso, Georges Hugnet, Jean Hugo ou Rob Mallet-Stevens (présentée également au CIVA à Bruxelles). Ensemble, ils ont publié plusieurs ouvrages dont, en 2018, Charles et Marie-Laure de Noailles, mécènes du XXe siècle aux éditions Villa Noailles-Bernard Chauveau.

En 2016, il initie le « Cycle du rien » à la Progress Gallery à Paris avec l’exposition Caillou puis, dans le même lieu, en 2018, l’exposition Fantômes. Il publie ou a publié régulièrement dans Art press, le Monde des Livres, La Revue des deux-mondes ou la revue Hippocampe. Une partie de ses articles sont rassemblés dans Constellation, Textes, matières, images publié en 2018 aux éditions Hippocampe. Il a reçu, la même année, le Prix de la Fondation des Treilles.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.