Prix du Centre André Gide-Jean Schlumberger : lauréats 2018

Nikol Dziub (Prix Fondation Catherine Gide) et Arnaud Villanova (Prix Fondation des Treilles)

Nikol Dziub

Diplômée de l’ENS de Lyon et de l’Université Nationale Taras Chevtchenko de Kiev, docteure en littératures française, générale et comparée et lauréate du Prix de thèse 2016 de l’Université de Haute-Alsace et de l’Université de Strasbourg, Nikol Dziub poursuit actuellement des recherches postdoctorales au sein de l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE, EA 4363) à l’Université de Haute-Alsace. Auteure de deux essais, elle a également dirigé plusieurs volumes collectifs, et a publié une vingtaine d’articles, parmi lesquels les suivants : « L’amitié entre deux langues : André Gide et Jules Romains traduits en russe par Adrian Frankovski (1925-1926) », dans Traduction et interculturalité. Entre identité et altérité, Berlin, Peter Lang ; « Traduction et censure : la réception du Retour de l’URSS de Gide en Ukraine et en Russie », dans Bulletin des Amis d’André Gide, no 201/202, printemps 2019 ; « La résistance cinématographique à la littérature, des formalistes russes à Dos Passos », Trans. Revue de littérature générale et comparée, no 20, 2016 ; ou encore « Traduire la guerre d’Ukraine de 2014 », dans Lynne Franjié (dir.), Guerre et traduction. Représenter et traduire la guerre, Paris, L’Harmattan, 2016.

Elle a obtenu le Prix Fondation Catherine Gide 2019 pour un projet de recherche intitulé « Les Caves du Kremlin : André Gide et La NRF face à l’URSS », dans le cadre duquel elle étudie notamment les traductions russes et ukrainiennes des œuvres de Gide publiées jusqu’à la rupture majeure que constitue la parution du Retour de l’URSS (1936), ainsi que celles parues après la chute de l’Union soviétique.

Arnaud Villanova

Arnaud Villanova est doctorant de l’université Bordeaux-Montaigne : sous la direction d’Olivier Bessard-Banquy, suivant sa passion pour la littérature du XXe siècle, il prépare une thèse de doctorat sur l’éditeur et auteur Jean Schlumberger, après avoir consacré à Georges Lambrichs un mémoire intitulé Le Chemin continue, dont un projet de publication est en cours. Ce premier travail, qui succédait à un emploi dans le milieu de l’édition parisienne, l’a conduit à recueillir des témoignages d’auteurs ayant connu le revuiste et éditeur Georges Lambrichs, comme à dépouiller les archives de la Bibliothèque nationale de France et de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine.
Avec cette biographie critique de Jean Schlumberger, il entend tenir la littérature au plus près de l’histoire, politique, sociale, de ce siècle qui, ne passant pas, continuant de nous hanter, conservant ses mystères, exige de l’épistémologue qu’il se fasse lecteur, renonce à l’exactitude en faveur de la vérité et laisse s’entrechoquer les faits et la fable, les étincelles que l’on tire du roman nous éclairant parfois mieux que les lumières de la science.

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