Académie de la voix 2018 – Mozart et Da Ponte
du 29 octobre au 4 novembre 2018

ACADEMIE DE LA VOIX 2018 – MOZART et DA PONTE
Direction : Ivan Alexandre, musicologue, metteur en scène, assisté de Julien Benhamou, directeur du casting et de la coordination artistique de l’Opéra national de Bordeaux et d’Alain Perroux, directeur de l’administration artistique du Festival d’Aix-en-Provence.
Professeur invitée : Dame Felicity Lott
Chanteurs sélectionnés :
Soprano : Sandrine Buendia et Marie Perbost – Mezzo-soprano : Adèle Charvet et Violette Polchi – Ténor : Paco Garcia et Sebastian Monti – Baryton : Michał Janicki – Baryton Basse : André Courville
Pianistes et maîtres de chant : Edwige Herchenroder et Karolos Zouganelis
En 1783, Mozart est définitivement installé à Vienne. Le triomphe de son Entführung aus dem Serail vient de donner à la troupe allemande de la capitale ses lettres de noblesse. Quand soudain l’empereur change d’avis. Tout populaire qu’il soit, le Singspiel allemand n’a pas le prestige dont doit s’honorer une cour si glorieuse. Joseph II décrète donc la fondation d’une compagnie d’opera buffa italienne supervisée par le compositeur Antonio Salieri…

… où Mozart espère réussir encore une fois. Mais l’histoire ralentit. Deux tentatives échouent, et la première œuvre qu’il fera jouer à la troupe n’aura lieu que trois ans plus tard. Quelle œuvre ! Ce sont ces Nozze di Figaro qu’il parvient à donner au Burgtheater le 1er mai 1786 alors que le Mariage de Figaro de Beaumarchais reste interdit à Vienne. Succès plus modeste que celui du Serail, mais assez retentissant pour que l’empereur doive édicter une règle spéciale : il sera désormais interdit de bisser les ensembles. Seuls les airs pourront être chantés deux fois si les applaudissements l’exigent.

C’est que les rivaux en mélodie – les Paisiello, les Cimarosa, les Salieri – enchantent le public, alors que personne, ni avant ni après, ne peut rivaliser avec les duos, les trios, les sextuors et les finales éblouissants de Figaro.

Mozart en ce domaine peut remercier sa muse, mais aussi le poète qui a permis ce miracle : l’abbé Lorenzo Da Ponte, librettiste serviable et inspiré qui, comme lui, possède le don magique d’effacer les frontières entre buffo et seria, entre petit et grand, entre jeu et vie.

Après ce Figaro fondateur, les compères réaliseront ensemble Don Giovanni (Prague 1787) et enfin Così fan tutte (Vienne 1790), trio de chefs-d’œuvre unique par sa densité, sa diversité, sa cruauté, sa simple vérité.

C’est à cet inépuisable triptyque qu’est consacrée la deuxième édition de notre Académie de la Voix, sous la supervision de Dame Felicity Lott, qui connaît ces personnages, ce chant et ces sentiments comme personne.

 

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