Levinas et l’Histoire – Levinas and History

Liste des participants

Annette Aronowicz, Flora Bastiani, François Brémondy, Corinne Enaudeau, Shojiro Kotegawa, Malgorzata Kowalska, Marie-Anne Lescourret, Isaac (Isy) Morgensztern, Sophie Nordmann, Jean-François Rey, Jean-Michel Salanskis (co-organisateur), Françoise Schwab, Jan Sokol, David Uhrig (organisateur), Shmuel Wygoda

Levinas et l'Histoire - Séminaire à la Fondation des Treilles Jan Sokol David Uhrig Corinne Enaudeau Shojiro Kotegawa Annette Aronowicz Jean-François Rey Flora Bastiani Sophie Nordmann Françoise Schwab Marie-Anne Lescourret Shmuel Wygoda François Brémondy Isaac (Isy) Morgensztern Malgorzata Kowalska Jean-Michel Salanskis

Communications

Annette Aronowicz : « In and Out of Context : history in the essay Sans Nom  »
Flora Bastiani : « La possibilité du jugement »
François Brémondy : « Levinas, le communisme et le “temps prometteur” de la Bible »
Corinne Enaudeau : « Deux histoires »
Shojiro Kotegawa : « Réalité et Histoire »
Malgorzata Kowalska : « Levinas versus Sartre: inscrire la subjectivité dans l’Histoire »
Marie-Anne Lescourret : « Historisme barbare et achronie humaniste »
Isaac (Isy) Morgensztern : « La facticité juive comme paradigme fuyant »
Sophie Nordmann : « L’histoire sainte, entre pléonasme et oxymore »
Jean-François Rey : « L’Histoire jugée »
Jean-Michel Salanskis : « Levinas, l’historicité, le fait juif » & « Le tiers : politique et ontologie »
Françoise Schwab : « Etre libre de l’Histoire au lieu de se laisser juger par elle »
Jan Sokol : « De l’Aufhebung par l’histoire à un pardon personnel »
David Uhrig : « Imaginaire et Histoire »
Shmuel Wygoda : « Histoire et métahistoire dans les lectures talmudiques d’Emmanuel Levinas »

Compte-rendu

Levinas et l’Histoire – Levinas and History
par David Uhrig
18 – 23 juillet 2011

La réussite du séminaire « Levinas et l’Histoire » a été de montrer comment, à partir d’une critique radicale de l’historicisme, le philosophe français d’origine lithuanienne Emmanuel Levinas a élaboré une conception essentiellement critique de l’histoire. Chez Levinas en effet, une dimension transversale oblige à reformuler les conditions de possibilité de la rationalité du réel en des termes qui impliquent, à la fois la mise en commun du monde et l’irréductibilité de l’intériorité à l’histoire objective.

Ainsi le séminaire a-t-il mis en évidence l’importance du questionnement des textes qui, chez Levinas, invite à faire jouer la différence des contextes interprétatifs pour marquer un contretemps qu’il reste toujours à marquer. En cela, la description lévinassienne de l’histoire invite non seulement à renouveler la manière d’écrire l’histoire, mais encore à ménager les conditions de possibilités d’un temps autre, une histoire dont le judaïsme de Levinas n’a cessé de porter l’espérance comme sa condition même.  Finalement, les intervenants se sont efforcés de rappeler que l’exigence éthique ne saurait se passer d’une vigilance politique face aux nouvelles figures de l’indifférence.

Lire le résumé des interventions

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