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Sièges © Dominique Laugé

Le prix “Résidence d’auteur”

  -    -  Le prix “Résidence d’auteur”

La Fondation des Treilles offre chaque année à un auteur de fiction ou d’essais un lieu privilégié et des moyens lui permettant de réaliser un travail d’écriture destiné à la publication.

Les résidences sont ouvertes à des auteurs confirmés, écrivant ou publiant en langue française ou travaillant dans le domaine de la culture francophone.

Les candidatures sont examinées par un jury de 6 personnes, composé d’universitaires et de critiques et nommé par le conseil d’administration de la Fondation des Treilles, sur la base d’un dossier de demande de résidence.

Les lauréats du concours sont accueillis entre le mois de mars et le mois de novembre (avec une interruption au mois d’août), dans l’une des maisons du domaine des Treilles. Ils disposent de tous les moyens matériels leur permettant de se consacrer entièrement à leur œuvre, en particulier une bibliothèque et des liaisons informatiques. Les repas et le ménage sont assurés par la fondation.

La résidence est assortie d’un prix d’un montant mensuel de 2 650 euros, versé en fonction de la durée du séjour des pensionnaires.

Les écrivains désirant concourir au Prix de la Résidence d’auteur de la Fondation des Treilles sont invités à lire le règlement intérieur.

Reflet dans le lac du bas © Dominique Laugé

Reflet dans le lac du bas © Dominique Laugé

Les lauréats au fil des ans

Violaine Bérot, Eddie Breuil et Spyridon Tegos

La Fondation des Treilles accueille en 2019 Violaine Bérot, durant trois mois, pour la rédaction d’une fiction dans laquelle il sera question du rapport de l’homme contemporain à la nature et aux bêtes, de vie en marge de la société consumériste, d’entraide mais aussi d’effondrement de notre civilisation industrielle, Eddie Breuil, également durant trois mois, pour un essai « Critique de la poésie », et Spyridon Tegos, durant deux mois, pour un essai portant sur les principaux courants des Lumières concernant la civilité opérée par la pensée d’Adam Smith et sur sa réception en France dans les Lumières finissantes.

Violaine Bérot

Violaine Bérot est née en 1967 au cœur de la montagne pyrénéenne. Vie et écriture sont depuis toujours entremêlées dans son parcours. A partir de son corps de femme elle écrit sur les ressentis, les émotions, les intuitions. Son dernier roman, Tombée des nues (Buchet-Chastel, 2018), raconte au travers des voix de sept personnages le bouleversement provoqué dans une petite communauté villageoise par l’arrivée d’un enfant inattendu.

Quelques années égarée en ville, cette fille de la nature est vite retournée à ses sources. Délaissant modernité et croissance contre une vie sobre, elle expérimente depuis 20 ans à ce que vivre en marge de notre monde contemporain signifie.

Son actuel projet de roman rejoindra ces préoccupations. Les 3 mois de résidence à la Fondation des Treilles lui permettront de continuer un travail initié en Suisse à la Fondation Michalski dans lequel il sera question du rapport de l’homme contemporain à la nature et aux bêtes, de vie en marge de la société consumériste, d’entraide mais aussi d’effondrement de notre civilisation industrielle.

« Les pages blanches que je remplis ne sont que les balbutiements de mes textes à venir. Écrire, pour moi, c’est surtout ce qui vient après le premier jet. Écrire c’est gommer, raturer, reformuler, jeter, relire, écouter, recommencer. C’est ronger l’os pour atteindre la moelle. »

Eddie Breuil

La Fondation des Treilles accueille en 2019 Eddie Breuil, également durant trois mois, pour un essai « Critique de la poésie ».

Spyridon Tegos

Spyridon Tegos est professeur assistant de philosophie moderne à l’université de Crète, Grèce. Il a effectué des séjours de recherche en Ecosse (Institute for Advanced Studies in the Humanities, Edinburgh), aux USA (Harvard, Princeton) et en France en tant que professeur invité (E.N.S. Lyon, Paris II Panthéon-Assas, E.H.E.S.S Paris). Son projet de recherche porte sur une généalogie des sentiments sociaux dans la modernité tout particulièrement au regard des manières et des mœurs dans les Lumières écossaises et françaises. Il s’intéresse également au développement d’une anthropologie philosophique au croisement de l’histoire de la philosophie, l’histoire des idées et les sciences sociales. Durant son séjour il prépare un essai portant sur les principaux courants des Lumières concernant la civilité et sa réception en France dans les Lumières finissantes, avant et après la Révolution, dans le cadre d’une généalogie des manières de la classe moyenne en Europe.

Louis-Philippe Dalembert, Olivier Dhénin et Michaël Ferrier

La Fondation des Treilles accueille en 2018 Louis-Philippe Dalembert, pendant quatre mois, pour un roman sur les migrations Sud-Nord ; Olivier Dhénin, durant deux mois, pour l’achèvement de sa trilogie « L’Ordalie » ;  Michaël Ferrier, également pendant deux mois, pour la rédaction d’un essai sur ce qu’il nomme les « catastrophes furtives ».

Louis-Philippe Dalembert

Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Poète, nouvelliste, romancier et essayiste, il a vécu tour à tour à Port-au-Prince, Nancy, Paris, Rome, Jérusalem, Florence, Berlin, Milwaukee, Berne, voyagé partout où ses pas ont pu le porter… dans l’écho toujours renouvelé de la terre natale.

Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, chevalier des Arts et des Lettres, son travail a été récompensé par plusieurs autres distinctions dont le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Prix orange du livre 2017, finaliste Prix Médicis et Grand Prix du roman de l’Académie française 2017… Ses livres sont traduits en allemand, italien, espagnol, portugais, anglais, danois, serbe…

Louis-Philippe Dalembert est par ailleurs diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince, diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle).

Derniers ouvrages parus : Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser éditeur, 2017), Ballade d’un amour inachevé (Mercure de France, 2013), En marche sur la terre (poésie, Bruno Doucey, 2017).

Louis-Philippe Dalembert, qui écrit dans les deux langues de son pays natal : le français et le créole, vit aujourd’hui entre Paris, Port-au-Prince et ailleurs.

Durant sa résidence, il travaillera à un nouveau roman autour du thème de la migration.

Olivier Dhénin

Poète, dramaturge et metteur en scène, Olivier Dhénin partage sa vie entre Paris et Rochefort, après avoir vécu à New York et Rome. D’une mère saïgonnaise et d’un père arrageois décédé quand il était adolescent, il aborde l’écriture et le théâtre comme le lieu de l’être, de la mémoire et de l’ailleurs.
Parallèlement à des études de littérature à l’Université de Paris VII, il poursuit une formation musicale au Conservatoire national de région d’Amiens qui le conduira à officier à la coordination artistique du Théâtre du Châtelet de 2006 à 2008. Il crée ensuite sa compagnie de théâtre et art lyrique Winterreise avec laquelle il met en scène Maeterlinck, Rilke, Mahler, Britten, Debussy et récemment L’Île du rêve de Reynaldo Hahn à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet à Paris et L’Enfant et les Sortilèges de Ravel au Théâtre de la Coupe d’Or à Rochefort.

Son œuvre littéraire est essentiellement théâtrale : après Ellénore, drame lyrique qui s’inspirait du “Sturm und Drang”, il écrit Andreas/Maelström d’après Hans Christian Andersen, RicercareCendres, les Feuillets d’AudelinLa Cantate de Tristan de Loonois. L’œuvre d’Alain-Fournier fait l’objet de plusieurs réécritures afin de former un triptyque pour la scène : La Fête étrangeLes Gens du Domaine sans nomLe Pays en hiver et dont la première version fut créée pour les Célébrations nationales du Centenaire du Grand Meaulnes en 2013. Cordelia-requiescat d’après Le Roi Lear est écrite pour le Printemps des Poètes et représentée au Théâtre de Belleville pour les 400 ans de Shakespeare en 2016.

Deux voyages en Arctique en 2013 et 2014 donnent naissance à une réflexion sur l’inconnu et la quête de l’ailleurs à travers Unalaska, récit/prose/poésie. Un tombeau poétique inédit en mémoire de son père disparu en 2000 est initié lors d’un voyage à Moscou en 2011 et achevé à Delft en 2013. En 2015 est publié un recueil de psaumes Le Livre d’heure d’Aaron Däsler (les petites allées).

En 2016, Olivier Dhénin est résident à la Villa Médicis – Académie de France à Rome.

Durant sa résidence aux Treilles, Olivier Dhénin travaillera à l’achèvement du troisième volet de sa trilogie L’Ordalie, trilogie familiale dont chaque partie est séparée de dix années. Le premier volet, Ricercare, en est la pièce centrale. Le deuxième, Cendres, se déroule dix ans avant ; le troisième, Waldstein, dix ans après. Ce temps écoulé vise à suivre l’évolution de personnages confrontés à la tragédie.

Michaël Ferrier

Michaël Ferrier est né à Strasbourg. Il a passé son enfance en Afrique (Tchad, Cameroun, Niger) et dans l’Océan indien (Madagascar, Réunion, Maurice), dont sa famille paternelle est originaire. Après des études à l’Ecole Normale Supérieure, une agrégation de Lettres et un doctorat sur « La chanson dans l’œuvre de Céline (du Grand Opéra à la chanson populaire, en passant par l’opérette, l’opéra-comique, l’opéra bouffe, la féerie et autres fredaines… de quelques oreilles que la poétique célinienne prête aux formes chantées) » (Ed. du Lérot, 2004), il part au Japon où il devient professeur à l’université Chuo de Tokyo et dirige le centre de recherches Figures de l’Etranger, sur les représentations de l’altérité dans les sociétés contemporaines.

Romancier et essayiste, il a publié notamment Tokyo, petits portraits de l’aube (2004), Sympathie pour le Fantôme (2010, prix littéraire de la Porte dorée), Fukushima, récit d’un désastre (prix Edouard Glissant 2012) et Mémoires d’outre-mer (prix Franz-Hessel 2015), tous aux éditions Gallimard.

Dernier ouvrage paru : François, portrait d’un absent (Gallimard, 2018).

Durant sa résidence aux Treilles, Michaël Ferrier travaillera à un essai sur ce qu’il nomme les « catastrophes furtives », catastrophes non spectaculaires et possédant un régime de temporalité tout à fait spécifique (par exemple : la contamination radioactive), qui font aujourd’hui irruption dans des cadres épistémologiques qui n’ont pas été pensés pour elles et se trouvent mal configurés pour les appréhender.

Benjamin Pelletier, Emmanuel Ruben, Pascale Roze

La Fondation des Treilles accueille en 2017 Benjamin Pelletier (résidence de 3 mois pour un récit proposant une exploration littéraire de l’enfance), Emmanuel Ruben (résidence de 3 mois également pour une fiction portant sur la découverte de l’Histoire de la France et de l’Europe au travers d’une histoire familiale), Pascale Roze (résidence de 2 mois pour un recueil de nouvelles sur le thème de la guerre).

Benjamin Pelletier

Il a publié ses deux premiers livres aux éditions de l’Olivier : La Mère des batailles en 2004 et A travers sables en 2009. Son dernier ouvrage, Toujours plus à l’est, paru aux éditions Picquier en 2016, s’inspire de ses différents séjours en Corée du Sud.Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il est parti enseigner la langue et la culture françaises en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Il a ensuite suivi un master en intelligence économique et a travaillé pour différentes entreprises avant de se spécialiser dans la formation en management interculturel. Il enseigne également cette approche dans de nombreuses écoles et intervient régulièrement comme conférencier.

Son projet actuel vise à explorer l’enfance à travers un récit d’apprentissage en évitant la nostalgie du paradis perdu, la confession nombriliste de l’intimité ou le pathos du drame familial. Il s’agit plutôt de l’enfance banale et anonyme qui nous accompagne et dure toute la vie, de « l’enfance retrouvée à volonté » chère à Baudelaire ou de cette « enfance permanente » que Gaston Bachelard place au cœur du dynamisme de la poésie.

Emmanuel Ruben

Écrivain et dessinateur, Emmanuel Ruben est né en 1980 à Lyon.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de géographie, il passe plusieurs années à l’étranger, en tant que lecteur, chercheur, enseignant ou coopérant.

Parallèlement à la publication de ses livres, il a collaboré à différentes revues : Sens Public, Ravages, Edwarda, Possession immédiate, Remue.net, Le Courrier des Balkans, Huffington Post… Par ailleurs, il a exposé ses dessins et ses aquarelles dans des galeries et des lieux publics.

Ses thèmes de prédilection (la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible) se retrouvent notamment dans son troisième roman, La ligne des glaces, premier épisode d’une suite européenne à laquelle il travaille depuis plusieurs années. Le livre a été sélectionné pour de nombreux prix littéraires dont le Prix Goncourt 2014.

Pascale Roze

Pascale Roze est née au Vietnam en 1954. Son père est officier de marine, sa mère d’une famille établie dans le commerce avec l’Indochine. Son grand-père a vécu vingt ans en Cochinchine, il a été maire de Cholon.

Elle fait en France des études de Lettres et de théâtre. De 1983 à 1993, elle travaille avec le metteur en scène Gabriel Garran au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers et au Théâtre international de langue française, chargé de promouvoir le répertoire francophone.

Elle publie son premier livre en 1994, un recueil de nouvelles intitulé Histoires dérangées, où l’on sent l’influence de Marguerite Duras.

Depuis, elle se consacre à sa propre écriture et à l’animation d’ateliers en milieu scolaire, professionnel, carcéral. En 1996, son premier roman, Le Chasseur Zéro, obtient le Prix du Premier roman et le Prix Goncourt.

Elle publie ensuite deux autres romans : Ferraille et Parle-moi, deux récits : Lettre d’été, lettre-méditation adressée à Léon Tolstoï et Un homme sans larmes, dialogue intime avec le poète épicurien Horace, L’Eau rouge, un roman situé dans la Guerre d¹Indochine, Itsik, roman qui raconte la vie et la mort d’un Juif polonais pendant la Deuxième Guerre mondiale, Aujourd’hui les cœurs se desserrent, puis Passage de l’amour, dans lequel elle propose de subtiles variations sur l’amour à travers des nouvelles rythmées par la lutte d’un couple contre la maladie et, enfin, Lonely Child. Le heurt entre destin personnel et Histoire est un de ses thèmes d’inspiration.

Elle a longtemps tenu une chronique sur l’actualité littéraire étrangère sur France-Inter (jusqu’en juin 2010) dans l’émission de Paula Jacques, Cosmopolitaine.

Pascale Roze partage sa vie entre Paris et un petit village de Bourgogne.

Catherine Mary, Kettly Mars, Nils Trede

La Fondation des Treilles accueille en 2016 Catherine Mary, pour un roman autobiographique portant sur la redécouverte de l’histoire familiale, Kettly Mars, pour un roman sur le thème de la satire politique dans la société haïtienne, et Nils Trede, pour une fiction inspirée par le procédé biotechnologique de reprogrammation d’une cellule différenciée en cellule souche pluripotente.

Catherine Mary

Catherine Mary est journaliste scientifique et écrivain. Elle travaille pour Le Monde et pour Le Temps. Docteur en virologie de formation,  elle questionne le sens des avancées scientifiques et technologiques dans le monde contemporain et dresse aussi le portrait d’hommes et de femmes qui les incarnent.

Elle a ainsi récemment réalisé pour Le Monde, le portrait de Jenny Reardon, une scientifique qui devenue sociologue crée des ponts entre les disciplines, du lanceur d’alerte Carl Elliot, bioéthicien à la plume acérée, ou de Vincent Demassiet, un ancien patient schizophrène devenu président du réseau des entendeurs de voix.

Plus qu’à la description d’un parcours, elle cherche à révéler les ressorts intimes de l’engagement de ces hommes et de ces femmes. Elle aborde aussi ses sujets sous un regard philosophique. Dans Craie et tableau noir, matières à penser (Le Monde, 2014), elle a par exemple sondé le rapport des mathématiciens au tableau noir pour comprendre la fonction de cet objet iconique dans la création mathématique. Dans L’habit en psychiatrie, reflet de nos hésitations  (Le Temps, 2016), elle explore le lien entre l’habit du fou et les représentations de la folie. Dans Consentement éclairé contre Big Data (Le Monde, 2015), elle questionne la valeur de ce principe cardinal de la médecine à l’heure où les données de santé se monnayent à prix d’or.

Elle écrit aussi des fictions courtes (éditions Color Gang, revue Brèves) et vient d’achever un roman jeunesse, Le bow-window.

Elle est lauréate du Prix Résidence d’auteur de la Fondation de Treilles où elle travaille à l’écriture d’une auto-fiction, prenant appui sur les traces laissées dans sa mémoire, par ses souvenirs d’enfance. Telle une astrophysicienne, elle questionne le sens des signaux diffus reçus depuis l’enfance, qu’elle aborde comme les scintillements d’étoiles lointaines. Menant également une enquête, elle tente ainsi de rassembler les fragments épars de son histoire.

Kettly Mars

Kettly Mars est née et vit à Port-au-Prince, Haiti. Elle est reconnue comme l’un des écrivains haïtiens les plus lus, avec ses romans plongeant souvent dans des univers extrêmement controversés mais qui sont toutefois au cœur du passé et du présent d’Haïti. Elle explore dans ses romans, nouvelles et feuilletons les facettes multiples de son pays et  les contradictions de son histoire singulière. Après une carrière de plus de trente années dans l’administration de haut niveau dans son pays, elle se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. L’auteur participe à des manifestations culturelles et des publications collectives en Haïti et à l’étranger.  Kettly Mars a reçu  plusieurs distinctions littéraires et a été traduite en anglais, italien, allemand, néerlandais, japonais, danois, croate. Elle est présidente du  jury du prix littéraire Henri Deschamps d’Haïti, ex-membre du jury international du prix Prince Claus des Pays Bas, membre du comité exécutif du Centre PEN-Haïti.

Nils Trede

Nils Trede est né en 1966 à Heidelberg, en Allemagne. Il s’est installé à Paris en 1996 où il a effectué une grande partie de ses études et où il a exercé la profession de médecin généraliste dans un cabinet de l’Est parisien. Pendant plusieurs années il a fait des remplacements dans diverses régions à travers la France. Depuis 2009 il vit à Strasbourg. Il est employé à l’Etablissement Français de Sang et dans un établissement de médecine préventive à l’Université de Strasbourg. Nils Trede anime régulièrement des ateliers d’écriture auprès d’adultes et en milieu scolaire. Il rédige occasionnellement des scénarios courts pour l’émission culturelle franco-allemande Karambolage sur Arte.

Considérant le monde et l’espèce humaine comme des entités complexes et mystérieuses qui ne se limitent pas à une approche rationnelle, les personnages de Nils Trede avancent dans l’obscurité au lieu de marcher droit au but à la lumière du jour, tentant toutefois de prendre la mesure des incertitudes qui les entourent. Le thème central de Nils Trede est sans doute l’individu placé dans la société, la question de la possibilité de liberté pour une personne exposée aux regards, aux jugements, aux habitudes de ses semblables. Dans son projet d’écriture actuel pour lequel il est soutenu par la Fondation des Treilles et la Villa Marguerite Yourcenar, Nils Trede s’intéresse à notre monde contemporain qui impose à l’individu une mutation identitaire continuelle.

A ce jour, Nils Trede a publié deux romans, La Vie pétrifiée paru en 2008 chez Quidam éditeur et Le nœud coulant, paru en 2012 aux éditions Les impressions nouvelles.

Patrick Autréaux, Mamadou Ly et Marc Pautrel

La Fondation des Treilles accueille en 2015 Patrick Autréaux, pendant 2 mois, pour un essai sur les situations extrêmes, Mamadou Ly, pendant 4 mois, pour un essai sur André Malraux et la poésie, et Marc Pautrel, pendant 2 mois, pour un roman « Ozu », en référence au cinéaste japonais.

Patrick Autréaux

Patrick Autréaux est né en 1968. Parallèlement à des études de médecine et d’anthropologie, il écrit de la poésie et des critiques d’art contemporain. Il décide d’arrêter sa pratique de psychiatrie d’urgence en 2006. L’expérience de la maladie comme expérience intérieure est le thème d’un cycle d’écriture achevé avec Se survivre (Éditions Verdier). Il a publié, aux Éditions Gallimard, Dans la vallée des larmesSoignerLe Dedans des choses (récits). Et chez ce même éditeur en 2015, Les Irréguliers (roman). Cet été sera programmée au festival d’Avignon sa pièce de théâtre, Le grand vivant, mise en scène et avec Thierry Thieû Niang et Vincent Dissez. Il a été lauréat de la Villa Yourcenar, de la bourse Paris-Québec et du Prix Amic de l’Académie française.

L’ambition du projet qu’il travaillera aux Treilles est d’interroger la place possible de la littérature dans « les temps de malheur » – ce qui résiste et soutient au milieu des ruines.

Mamadou Ly

Mamadou Abdoulaye LY est né au Sénégal en 1978. Après avoir fréquenté l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il a poursuivi ses études à l’Université Lyon 2 et à l’Université Lyon 3. Il a également enseigné la littérature française à l’Université de Limerick en Irlande entre 2010 et 2011 puis à l’Université du Yunnan en Chine entre 2011 et 2014 et fait partie des chercheurs associés au Groupe de recherches sur le manuscrit francophone du CNRS. Il est aussi l’auteur d’un essai sur La Théâtralité dans les romans d’André Malraux paru chez L’Harmattan en 2012 et de plusieurs articles scientifiques sur la littérature française des XIXe et XXe siècles publiés dans d’importantes revues universitaires comme la Revue André Malraux review, l’Australian Journal of French Studies ou la Revue d’Histoire littéraire de la France et dans le blog de Pierre Assouline.

Lauréat de la Fondation des Treilles en 2015, il consacrera sa résidence à l’écriture d’un essai sur André Malraux et la poésie.

Marc Pautrel

Marc Pautrel est né en 1967. Après des études de droit, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix littéraire d’Aquitaine en 2010 et a été lauréat des Missions Stendhal en 2012. Il est l’auteur d’un recueil de récits, Le Métier de dormir (Ed. Confluences, 2005), d’une autobiographie fictionnelle, Je suis une surprise (Ed. In8, 2009), et de quatre romans parus aux Éditions Gallimard dans la collection de Philippe Sollers, « L’Infini » : L’homme pacifique (2009), Un voyage humain (2011), Polaire (2013) et Orpheline (2014). 

Olivier Bessard-Banquy et Patrice Nganang

Olivier Bessard-Banquy

Docteur ès lettres, Olivier Bessard-Banquy est professeur des universités, spécialiste des lettres et de l’édition contemporaines, en charge des enseignements d’édition et de bibliologie au Pôle des métiers du livre de l’université de Bordeaux-III. Ancien éditeur, il collabore avec diverses maisons d’édition parisiennes. Il a coécrit une partie du volume sur le centenaire de la NRF paru en 2011 chez Gallimard (Gallimard 1911-2011, un siècle d’édition) et a donné en 2012 un essai en poche, L’Industrie des lettres, paru dans la série Agora chez Pocket. Il prépare pour cette même maison un essai sur le livre au XXe siècle à partir des archives d’éditeurs déposées à l’IMEC où il est chercheur associé.
Aux Treilles, il compte justement avancer dans l’élaboration de ce nouveau livre par l’étude des fonds du centre André Gide-Jean Schlumberger qui possède de nombreux documents inédits du célèbre cofondateur de la NRF et un nouveau fonds très riche de documents transmis par l’ancien archiviste de la maison Gallimard. Il espère aussi dans le calme de la garrigue et la paix des oliviers trouver l’ambiance idéale pour écrire tranquillement.

Patrice Nganang

Né au Cameroun en 1970, Patrice Nganang est écrivain et professeur de théorie littéraire à l’Université d’état de New-York.

Auteur de plusieurs essais et fiction, il va travailler sur un nouveau roman, troisième séquence d’une trilogie dénommée ‘Trois Guerres’ commencée avec Mont plaisant (Philippe Rey, 2011 ; Mention spéciale du prix des Cinq continents de la francophonie, traductions en allemand, norvégien et portugais), continuée avec La Saison des prunes (Philippe Rey, parution en mars 2013), qui présente des vies camerounaises durant les périodes tumultueuses de l’histoire de ce pays, et explore la mesure dans laquelle celles-ci ont été définies par les Grandes guerres : Première Guerre mondiale pour Mont plaisant ; Deuxième Guerre mondiale pour La Saison des prunes ; pour le troisième voletla Guerre civile qui secoua le Cameroun de 1958 à 1971, et fut marquée par le maquis dont le souvenir définit encore le présent camerounais de façon douloureuse. L’enjeu est de présenter la guerre moins comme le moyen d’un argument politique, que comme un moment durant lequel les Africains et les Européens se sont retrouvés dans une aventure violente qui les a changé tous. La guerre apparaît ainsi comme un tissu qui aura lié les Africains au globe, comme le moment de production d’une culture nouvelle, même si de manière brutale.

Alvaro de la Rica et François Jullien

François Jullien

Álvaro de la Rica

Álvaro de la Rica (né en 1965) est Professeur de théorie de la littérature et de littérature comparée à l’Université de Navarre (UN).

Biographe de Julien Green, il a publié entre autres La luz y la mirada. Aproximación a la autobiografía de Julien Green, (Eunsa, Pamplona, 1993), En lo más profundo del bosque. La juventud de Julien Green, (Encuentro, Madrid, 1999), Estudios sobre Claudio Magris, (Eunsa, Pamplona, 2000), Homenaje a José Jiménez Lozano, (Eunsa, Pamplona, 2006) et son dernière monographie Kafka y el Holocausto (Trotta, Madrid, junio 2009) sera traduite et publiée chez Gallimard (col. Arcades) en 2014. Critique littéraire dans les journaux ABC, El Mundo et La Vanguardia (Barcelone), il collabore entre autres avec la Revista de Occidente fondée para Ortega y Gasset. Il a publié en 2012 La tercera persona, son premier roman qui va déjà sur sa deuxième édition.

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il compte travailler sur l’expérience commune d’un ensemble d’écrivains français et espagnols autour de la frontière basque pendant la première moitié du XXe siècle. Il s’agira d’analyser pour la première fois leurs vicissitudes entre l’expérience de la guerre (Première Guerre Mondiale, Guerre Civile espagnole, Deuxième Guerre Mondiale) et de l’exil, et la recherche d’une forme littéraire à mi-chemin entre jeu et tragédie: “Je commencerai par l’étude du roman de Miguel de Unamuno : Comment se fait un roman. Cette œuvre, que le philosophe basque a écrite pendant son exil à Paris, est la première tentative d’inclure un élément métadiscursif explicite dans le genre narratif européen. Très vite, la quête unamunesque a été reconnue en France pour sa valeur littéraire et anthropologique, et a initié un dialogue à la fois artistique, politique et existentiel entre un nombre significatif d’intellectuels des deux pays qui ont passé une partie de leur vie au pied des Pyrénées. Ma recherche suit ce fil extraordinaire qui s’est tissé entre des écrivains et artistes comme Bergamín, Malraux, Jules Supervielle, Claude Esteban, Pablo Palazuelo, Eduardo Chillida, Martin Heidegger , Valéry Larbaud, Florence Delay et Ramón Gomez de la Serna pendant les décennies de crises et de ruptures politiques qui ont fait l’histoire du siècle passé”.

Daniel Grojnowski et Nathalie Zaccaï-Reyners

Daniel Grojnowski

Né en 1936, Daniel Grojnowski est professeur émérite à l’Université Paris VII, Denis Diderot (U.F.R. Lettres, Arts, Spectacles). Il a publié quelques recueils (poésies, nouvelles) et un certain nombre d’éditions d’auteurs classiques, notamment A. Allais, J.-K. Huysmans, J. Laforgue, G. Rodenbach, dans la collection G-F de Flammarion, pour laquelle il prépare une édition du Rire de Bergson (à paraître en 2013).

Écrivain essayiste, il s’est consacré tout particulièrement à deux secteurs qui ont fait l’objet de publications :
1. La photographie : Photographie et langage, José Corti, 2002 – Usages de la photographie, José Corti, 2010 – Photographie et croyance, La Différence, 2012 (à paraître en septembre)
2. Les productions comiques : Aux commencements du rire « moderne », José Corti,1997 – Comiques, d’Alphonse Allais à Charlot, Septentrion, « Objet », 2004 – Fumisteries (Anthologie, en collaboration avec B. Sarrazin), Omnibus, 2011

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il a travaillé sur la consécration du rire dans l’art plastique moderne et contemporain (Dada, Le Nouveau Réalisme, etc.)
Son étude portera sur les manifestations fondatrices des Arts Incohérents qui se sont déroulées, sous la direction de Jules Lévy, à la fin du XIXe siècle, à Paris, dans le cadre d’expositions annuelles, de 1881 à 1892.

Nathalie Zaccaï-Reyners

Docteur en sciences sociales, Nathalie Zaccaï-Reyners est chercheure qualifiée au Fonds de la Recherche Scientifique belge. Elle poursuit ses activités à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles dont elle a assumé la direction de 2008 à 2011. Membre du Groupe de recherche sur l’Action Publique, ses recherches s’inscrivent dans deux domaines : la sociologie morale et l’épistémologie des sciences sociales (accéder à une bibliographie sélective)

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, elle poursuit ses recherches sur le respect mutuel et la qualité des relations de soin dans des institutions d’accueil pour personnes vulnérables, s’attachant à poursuivre son exploration des ressorts de l’imagination morale au cœur du soin.

Jacques Dewitte

En 2011, la Fondation des Treilles accueille Jacques Dewitte, lauréat unique pour l’année 2010.

Philosophe, traducteur et écrivain, Jacques Dewitte, né à Bruxelles en 1946, partage actuellement sa vie entre Berlin et Bruxelles. Se situant philosophiquement dans la tradition phénoménologique et herméneutique, soucieux des questions politiques autant qu’amoureux des formes sensibles, il est l’auteur d’une oeuvre importante qui s’est d’abord élaborée dans des revues telles que Le Temps de la réflexion, Le Messager Européen, Les Temps Modernes, Critique, Commentaire, Esprit, La Revue du Mauss, avec des articles portant sur des sujets aussi divers que le nihilisme, la question du mal, le vivant, l’architecture urbaine, le paysage, le langage, l’opéra, l’art, la littérature.
Il a notamment traduit deux livres de Leszek Kolakowski et plusieurs ouvrages allemands.

Il a publié quatre livres : Le pouvoir de la langue et la liberté de l’esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire, Michalon, 2007 ; L’exception européenne. Ces mérites qui nous distinguent, Michalon, 2008 ; La manifestation de soi. Eléments d’une critique philosophique de l’utilitarisme, La Découverte (collection „Bibliothèque du MAUSS“), 2010. Kolakowski. Le clivage de l’humanité, Michalon (collection „Le Bien Commun“), 2011. Trois livres déjà écrits paraîtront prochainement : Le mythe chez Hans Jonas ; Une discordance flagrante. Essai sur les méfaits et bienfaits de l’inconséquence ; Plus loin que le bout de son nez.

Il termine actuellement un grand ouvrage sur le langage, les langues et la parole, ayant pour titre provisoire : En matière de langage, auquel il a travaillé pendant son séjour à la Fondation des Treilles en 2011.

Rosette et Sami Tchak

Rosette

Rosette est née à Cherbourg (Manche). Après des études à Caen, elle vient à Paris pour débuter une carrière d’actrice. Depuis les années 1980, elle a joué au théâtre (trois pièces), à la télévision (dans une dizaine de téléfilms) et surtout au cinéma (différents rôles dans une trentaine de films).
Avec le réalisateur Eric Rohmer, elle a noué une relation privilégiée et elle sera présente dans six de ses œuvres. C’est aussi lui qui réalisera le clip de la chanson « Bois ton café, il va être froid » qu’elle crée en 1986. Parallèlement à son travail de comédienne, Rosette réalise une série de sept courts-métrages où elle met en scène ses aventures de fantaisie.
En 2008, son premier roman « Le grand méchant père » est publié chez Grasset et décrit, entre >féerie et réalité, l’expérience sensible d’un tourment et d’une histoire.
En 2010, elle est résidente de la Fondation des Treilles et y séjourne quatre mois pour écrire son deuxième roman introspectif et ouvert.

Sami Tchak

Sami Tchak, pseudonyme de Sadamba TCHA-KOURA, écrivain, est né au Togo en 1960. Après une licence de philosophie obtenue à l’université de Lomé, capitale de son pays, en 1983, il enseigne dans un lycée pendant trois ans. Il arrive en France en 1986 pour des études en sociologie et obtient son doctorat à la Sorbonne (Paris V) en 1993.
C’est dans le cadre de ses activités de sociologue que le hasard le conduira à Cuba en 1996 pour sept mois de recherches sur la prostitution. Par la suite, il nourrit une passion pour l’Amérique latine et ses littératures, ce qui se ressent dans une partie de ses livres. Il a publié à ce jour quatre essais et six romans dont Place des Fêtes (Gallimard, 2001, traduit en espagnol et en allemand) et Le paradis des chiots (Mercure de France, 2006, prix Kourouma). Depuis quelques années, il se consacre à la littérature, ce qui lui donne l’occasion de voyager à travers le monde.

Hélène Prigent et Marie le Drian

En 2009, la Fondation des Treilles accueille les lauréates 2008 et premières lauréates du prix de la résidence d’auteur.

Marie Le Drian

Marie Le Drian est née à Lanester (Morbihan). Elle fait ses études à Rennes, puis travaille à Paris durant plusieurs années. Elle publie son premier récit Keraliguen en 1983. Suivront des nouvelles et des romans dont Le Petit bout du L (Laffont) et Hôtel maternel (Julliard). En 1999, elle obtient une bourse du Canton de Berne (Suisse) et passe une année dans la ville bilingue de Bienne, durant laquelle elle écrit La Cabane d’Hippolyte, Prix Bretagne 2001 et Prix Breizh du roman 2001.
A son retour en France, elle quitte Paris et s’installe définitivement en Bretagne, à Clohars-Carnoët Finistère) où elle se consacre à l’écriture. Attention éclaircie, son dernier roman, a été publié en 2007 aux Éditions de la Table Ronde. Marie Le Drian a bénéficié d’une résidence d’écriture de la Fondation des Treilles où elle a séjourné en qualité de pensionnaire pendant quatre mois.

Hélène Prigent

Hélène Prigent a travaillé à la Réunion des Musées Nationaux pendant douze ans. Assistante de Jean Clair pour la préparation de l’exposition Mélancolie. Génie et folie en Occident, présentée à Paris, en 2005, aux Galeries nationales du Grand Palais, elle est l’auteur de Mélancolie. Métamorphoses de la dépression, publié aux éditions Gallimard (collection « Découvertes ») la même année. Elle a participé à plusieurs colloques sur ce sujet et prépare un ouvrage sur la mélancolie dans l’Antiquité grecque, raison de son séjour à la Fondation des Treilles au printemps 2009. Elle a aussi publié un petit livre, Paul Gauguin : 1848-1903 (autre titre : « J’ai voulu vouloir » – Paul Gauguin), aux éditions de La Martinière – Xavier Barral (collection « Voix », 2003), et collaboré à plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels le Journal de la France et des Français. Chronologie politique, culturelle et religieuse, de Clovis à 2000 (éditions Gallimard, collection « Quarto », 2001) et, avec Pierre Rosenberg, Chardin. La nature silencieuse (éditions Gallimard, collection « Découvertes », 1999).

Olives © Dominique Laugé

Olives © Dominique Laugé

Publications issues du prix “Résidence d’auteur”

Ouvrages publiés par les lauréats du prix de la Résidence d’auteur depuis sa création en 2008 :

2019

Louis-Philippe Dalembert, Mur Méditerranée, éditions Sabine Wespieser

Michaël Ferrier, Scrabble, Mercure de France

Emmanuel Ruben, Sur la route du Danube, éditions Rivages

2018

Olivier Dhénin, Aquis Submersus, éditions Les petites Allées

Patrice Nganang, Empreintes de crabe, éditions JC Lattès

Benjamin Pelletier, Les Années discrètes, éditions Arlea

Sami Tchak, Ainsi parlait mon père, éditions JC Lattès

Kettly Mars, L’Ange du patriarche, éditions Mercure de France

2017

Patrick Autréaux, La voix écrite, éditions Verdier

2016

Mamadou Abdoulaye Ly, Malraux et la poésie, éditions l’Harmattan (coll. Approches Littéraires)

Olivier Bessard-Banquy, La fabrique du livre, éditions des Presses universitaires de Bordeaux & Du Lérot

2015

Rosette, Pas farouche, éditions Grasset

Daniel Grojnowski, Les arts incohérents et le rire dans les arts plastiques, éditions Corti

Marc Pautrel, Ozu, éditions Louise Bottu

2014

François Jullien, Vivre de paysage ou L’impensé de la Raison, éditions Gallimard

2013

Marie Le Drian, Le corps perdu de Suzanne Thovers, éditions Apogée, collection « Piqué d’étoiles », prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2014.

Vigne © Dominique Laugé

Vigne © Dominique Laugé

Résidence d’auteur : le jury

Pour l’application de sa délibération créant un prix de la Fondation des Treilles décerné à des auteurs et créateurs par voie de concours, le conseil d’administration a constitué un jury. Depuis juillet 2017 il est composé de la façon suivante :

  • Monsieur Philippe Raynaud, Professeur à l’Université de Paris 2, membre de l’Institut Universitaire de France, administrateur de la Fondation des Treilles, Président du jury
  • Madame Claude Habib, professeur de lettres à l’Université de Paris III (département Littérature et Linguistique Françaises et Latines), membre du conseil scientifique de la Fondation des Treilles
  • Monsieur Pierre Jourde, écrivain, critique littéraire, professeur de littérature à l’Université de Grenoble III,
  • Madame Carole Martinez, écrivain,
  • Monsieur Krzystof Pomian, Directeur de Recherche émérite au CNRS, Professeur à l’Université Nicolas Copernic à Torun (Pologne).

Les décisions du jury sont prises à la majorité des suffrages exprimés. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.