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Sièges © Dominique Laugé

Le prix “Résidence d’auteur”

  -    -  Le prix “Résidence d’auteur”

La Fondation des Treilles offre chaque année à un auteur de fiction ou d’essais un lieu privilégié et des moyens lui permettant de réaliser un travail d’écriture destiné à la publication.

Les résidences sont ouvertes à des auteurs confirmés, écrivant ou publiant en langue française ou travaillant dans le domaine de la culture francophone.

Les candidatures sont examinées par un jury de 6 personnes, composé d’universitaires et de critiques et nommé par le conseil d’administration de la Fondation des Treilles, sur la base d’un dossier de demande de résidence.

Les lauréats du concours sont accueillis entre le mois de mars et le mois de novembre (avec une interruption au mois d’août), dans l’une des maisons du domaine des Treilles. Ils disposent de tous les moyens matériels leur permettant de se consacrer entièrement à leur œuvre, en particulier une bibliothèque et des liaisons informatiques. Les repas et le ménage sont assurés par la fondation.

La résidence est assortie d’un prix d’un montant mensuel de 2 650 euros, versé en fonction de la durée du séjour des pensionnaires.

Les écrivains désirant concourir au Prix de la Résidence d’auteur de la Fondation des Treilles sont invités à lire le règlement intérieur et à remplir le formulaire en ligne.

Pour savoir à quel moment envoyer votre candidature, merci de vous référer aux dates d’échéances des activités.

Reflet dans le lac du bas © Dominique Laugé

Reflet dans le lac du bas © Dominique Laugé

Les lauréats au fil des ans 

Clément Bénech, Laurence Lacour, Sophie Divry

La Fondation des Treilles accueille en 2020 Clément Benech durant 3 mois pour la rédaction d’un roman dans lequel il sera question d’appartenance et qui aura pour originalité d’incorporer des éléments visuels dans le récit. Laurence Lacour sera également présente pendant 3 mois, pour travailler sur le récit d’une histoire d’amour qui se déroule en Irlande du nord sur fond d’élaboration du processus de paix désormais menacé par le Brexit. Sophie Divry sera quant à elle accueillie à la fondation durant 2 mois pour écrire une “fantaisie martienne”.

Clément Bénech

Clément BénechClément Bénech est né à Paris en 1991. Après un baccalauréat scientifique, il étudie la germanistique, la littérature française et l’édition entre Paris, Bordeaux et Berlin. Il écrit à l’occasion dans la presse : “Libération”, “ArtPassions”, notamment sur la peinture et la photographie.

En parallèle, il rédige des romans. L’Été slovène est publié en 2013 par Flammarion, puis Lève-toi et charme en 2015, et enfin Un amour d’espion en 2017. Ce dernier lui vaut d’être sélectionné l’année suivante parmi les Éclaireurs, ou « 30 Français de moins de 30 ans qui feront la France de demain » du magazine Vanity Fair. En 2019, il publie un essai, Une essentielle fragilité, le roman à l’ère de l’image, aux éditions Plein Jour, qui lui vaut son premier prix littéraire, le prix Khôra-Institut de France de l’essai littéraire 2019.

Il souhaite profiter de sa présence à la Fondation des Treilles pour écrire un nouveau roman, qui prolongera sa recherche formelle sur l’incorporation d’éléments visuels dans l’espace romanesque, et concernera des notions aussi variées que l’appartenance, les parapluies, l’éducation et les prothèses cardiaques.

Son projet :

Si la question lui était posée, Jeanne Popescu répondrait sans doute comme la petite fille qu’elle est : « je m’appelle Jeanne, j’ai dix ans, je vis à Olliergues (63), je suis née à Clermont-Ferrand en 1998, j’aime jouer à la corde à sauter avec mes amies, dessiner des chevaux et jouer à Nintendogs sur ma DS. Mon papa travaille à la fabrique de parapluies d’Aurillac et ma maman est aide-soignante. »

Mais la vie simple de Jeanne va croiser la trajectoire d’une comète, en la personne d’un jeune instituteur, Romain Pécuchard. Ce Parisien, frais émoulu de son école de pédagogie, se retrouve parachuté dans le village auvergnat de Jeanne. Très ambitieux et désireux de révolutionner l’éducation dans son entier, il voudra faire de la fillette – en qui il voit l’incarnation de l’exotisme – une nouvelle Émile. Cette rencontre sera pour Jeanne le point de départ d’un questionnement identitaire qui prendra différentes formes dans son adolescence, du couple à l’engagement associatif en passant par les nouvelles sortes d’appartenance que proposent les réseaux virtuels.

Outre son sujet (l’appartenance), et les trois grands domaines qui constituent ses piliers, le roman continuera aussi l’aventure formelle dans laquelle Clément s’est lancé dès son deuxième roman, qui consiste à insérer des images au sein du récit.

Laurence Lacour

Laurence Lacour est née en 1957 à Orléans, sur les bords de la Loire, “le dernier fleuve sauvage d’Europe ! “. Portée par une vocation précoce de journaliste, elle se forme à l’exigeante école de la presse quotidienne régionale, écrite et radio, avant d’intégrer Europe1 en 1983. Envoyée spéciale dans l’Est de la France, elle accompagne les mutations  des années 80 dans des régions à vif. En Lorraine, l’effondrement économique et social des grandes industries : charbon, acier, textile.

A Strasbourg, l’émergence de l’Europe d’aujourd’hui (Acte Unique, élargissement, couple franco-allemand etc.) Mais c’est la retentissante affaire Grégory, survenue dans les Vosges, qui va bouleverser son rapport passionné à son métier. Choquée par les nombreuses dérives médiatiques et judiciaires, elle démissionne pour les dénoncer dans un ouvrage devenu référence, Le Bûcher des innocents (Plon, les Arènes). Elle a poursuivi son étude des années 80 en autopsiant l’affaire du sang contaminé dans Le chant sacré (Stock). Enfin, la confession d’une longue randonnée, hivernale et solitaire, vers Saint-Jacques-de-Compostelle lui a permis de publier un ouvrage très intime, Tout homme est homme. (Bayard).

Ses trois mois de résidence à la Fondation des Treilles lui permettront de revenir encore sur ces années cruciales en plongeant, sous forme romanesque, dans les troubles d’Irlande du nord et un amour passion sur fond d’élaboration du processus de paix désormais menacé par le Brexit. “Ces années 80 continuent de me fasciner. Les restituer me permet de toujours mieux me connaître moi-même”. 

Son projet : « L’étoffe du ciel »

1989 – En Irlande du Nord, une correspondance amoureuse passionnée sur fond de guerre civile entre catholiques et protestants, républicains et royalistes. Ce conflit, complexe, opposant convictions religieuses et politiques, enjeux purement britanniques et internationaux, sert avant tout de toile de fond à l’expression des deux personnages. L’histoire est d’abord celle de deux êtres aux antipodes l’un de l’autre appelés à devenir fusionnels. Le roman, sans narrateur, repose sur le seul échange des lettres.

Emma, infirmière de 31 ans, soigne des blessés des deux bords au l’hôpital Royal Victoria de Belfast. Fin 1988, elle assiste à un enterrement en compagnie de son père, colonel de l’armée britannique.

Ils y croisent un célèbre avocat de 66 ans, Pat O’Mahony, militant des Droits de l’Homme, établi à Dublin. Emma l’avait vu un an plus tôt au chevet de jeunes combattants qu’il incitait à abandonner la lutte armée. Le soir-même, elle lui écrit pour raviver ces souvenirs marquants. Ému, l’avocat l’invite à son bureau et d’emblée, chacun comprend que, malgré ce qui les sépare (l’âge, la condition sociale), l’essentiel va un jour les réunir. Séparés par la frontière invisible entre Belfast et Dublin, ils entretiennent une correspondance bientôt ardente, tenue secrète, dans laquelle ils questionnent leur rencontre puis leurs sentiments. Sans jamais se revoir, chacun éclaire la vie de l’autre. Ensemble, ils parviennent à réaliser l’impossible, tisser L’étoffe du ciel. Pourtant, la politique et les armes, toujours embusquées, finiront par les rattraper.

Sophie Divry

Sophie Drivy

Née en 1979 à Montpellier, Sophie Divry fait des études de sciences-politiques. Elle travaille comme journaliste au journal “La Décroissance” avant de se consacrer à l’écriture.  Elle publie son premier roman, La Cote 400, en 2010. Elle est notamment l’auteur de La condition pavillonnaire, Trois fois la fin du monde et de l’essai Rouvrir le roman. Son oeuvre est publiée aux éditions Notabilia. Elle vit à Lyon.

Son projet :

L’idée de départ est de faire du rover “Curiosity”, le laboratoire roulant de la Nasa à la surface de la planète Mars depuis 2012 – et dirigé en partie depuis Toulouse – le héros de son roman. Un rover qui s’échappe des commandes humaines, et se promène à son gré sur Mars, ce qui perturbe énormément les ingénieurs, et prêtera autant à sourire, car l’idée est autant de s’amuser par le pouvoir de la fiction, qu’à réfléchir sur la science et la volonté de pouvoir. Sophie a déjà fait parler les objets dans Quand le diable sortit de la salle de bain, à la manière de Lewis Caroll dans Alice au pays des merveilles. Dans ce roman à venir elle imagine des rovers et des orbiteurs campant de véritables personnages, voire s’engageant dans des courses-poursuites (il y a six orbiteurs qui tournent autour Mars actuellement, photographiant à 10 cm près la surface). “J’ai envie d’écrire une sorte de « fantaisie martienne ». Ceci dit, la part de science-fiction y sera assez faible : d’une part je n’aime guère ses lénifiantes descriptions techniques, d’autre part il suffit de raconter ce que les hommes réalisent sur Mars aujourd’hui pour se sentir déjà dans de la science fiction. Dans mon dernier roman, “Trois fois la fin du monde”, je faisais ce que certains appellent du “nature writing” (bien que je n’aime pas ces termes). Or il s’agira ici de décrire la nature martienne, soit un désert glacé, un désert si vieux qu’il est rouillé, et dont les orbiteurs ont envoyées des prises de vue extraordinaires, cadre parfaitement romanesque… et pourtant réel. C’est pour un écrivain assez stimulant de décrire Mars : on ne se pose pas la question, mais la plupart des paysages qu’on lit en littérature sont, de fait, des paysages terrestres. Pour Mars, tout reste à écrire”.

Violaine Bérot, Eddie Breuil et Spyridon Tegos

La Fondation des Treilles a accueilli en 2019 Violaine Bérot, durant 3 mois, pour la rédaction d’une fiction dans laquelle il est question du rapport de l’homme contemporain à la nature et aux bêtes, de vie en marge de la société consumériste, d’entraide mais aussi d’effondrement de notre civilisation industrielle, Eddie Breuil, également durant 3 mois, pour un essai « Critique de la poésie », et Spyridon Tegos, durant 2 mois, pour un essai portant sur les principaux courants des Lumières concernant la civilité opérée par la pensée d’Adam Smith et sur sa réception en France dans les Lumières finissantes.

Violaine Bérot

Violaine BérotViolaine Bérot est née en 1967 au cœur de la montagne pyrénéenne. Vie et écriture sont depuis toujours entremêlées dans son parcours. A partir de son corps de femme elle écrit sur les ressentis, les émotions, les intuitions. Son dernier roman, Tombée des nues (Buchet-Chastel, 2018), raconte au travers des voix de sept personnages le bouleversement provoqué dans une petite communauté villageoise par l’arrivée d’un enfant inattendu.

Quelques années égarée en ville, cette fille de la nature est vite retournée à ses sources. Délaissant modernité et croissance contre une vie sobre, elle expérimente depuis 20 ans ce que vivre en marge de notre monde contemporain signifie.

Son projet de roman rejoint ces préoccupations. Les 3 mois de résidence à la Fondation des Treilles lui ont permis de continuer un travail initié en Suisse à la Fondation Michalski dans lequel il est question du rapport de l’homme contemporain à la nature et aux bêtes, de vie en marge de la société consumériste, d’entraide mais aussi d’effondrement de notre civilisation industrielle.

« Les pages blanches que je remplis ne sont que les balbutiements de mes textes à venir. Écrire, pour moi, c’est surtout ce qui vient après le premier jet. Écrire c’est gommer, raturer, reformuler, jeter, relire, écouter, recommencer. C’est ronger l’os pour atteindre la moelle. »

Eddie Breuil

Eddie BreuilEddie Breuil a séjourné trois mois à la fondation pour rédiger un essai : Critique de la poésie. Eddie est né à Vénissieux. Il soutient une thèse de doctorat avec les félicitations du jury en 2015 sur le sujet « histoire et théories de l’édition critique des textes modernes » sous la direction de Philippe Régnier. Une version remaniée est à paraître aux éditions Garnier sous le titre Méthodes et pratiques de l’édition critique des textes modernes.
Titulaire du Capes de Lettres Modernes, il enseigne le français et la littérature aux universités de Guadeloupe et de Séville, à l’IUT2 de Grenoble, à l’ESPE de Bordeaux, en lycée et dans plusieurs collèges REP.

On lui doit un travail de recherche décisif avec Du Nouveau chez Rimbaud, éd. Honoré Champion, obligeant à réattribuer de nombreux textes ni signés ni revendiqués et attribués hâtivement à Arthur Rimbaud, notamment des textes en prose compilés traditionnellement sous le titre Illuminations.

Depuis 2016, il est membre du comité de rédaction de la “Nouvelle Quinzaine littéraire”, aujourd’hui “Quinzaines”. Il prépare une édition synoptique des œuvres complètes d’Isidore Ducasse. Il s’intéresse enfin à la dimension culturelle du jeu d’échecs.

Durant sa résidence aux Treilles, il s’est intéressé aux liens entre sensibilité et esthétique.

Spyridon Tegos

Spyridon TegosSpyridon Tegos est professeur assistant de philosophie moderne à l’université de Crète, Grèce. Il a effectué des séjours de recherche en Ecosse (Institute for Advanced Studies in the Humanities, Edinburgh), aux USA (Harvard, Princeton) et en France en tant que professeur invité (E.N.S. Lyon, Paris II Panthéon-Assas, E.H.E.S.S Paris). Son projet de recherche porte sur une généalogie des sentiments sociaux dans la modernité tout particulièrement au regard des manières et des mœurs dans les Lumières écossaises et françaises. Il s’intéresse également au développement d’une anthropologie philosophique au croisement de l’histoire de la philosophie, l’histoire des idées et les sciences sociales.

Durant son séjour il a travaillé sur un essai portant sur les principaux courants des Lumières. Il a abordé notamment la civilité et sa réception en France dans les Lumières finissantes, avant et après la Révolution, dans le cadre d’une généalogie des manières de la classe moyenne en Europe.

Louis-Philippe Dalembert, Olivier Dhénin et Michaël Ferrier

La Fondation des Treilles accueille en 2018 Louis-Philippe Dalembert, pendant 4 mois, pour un roman sur les migrations Sud-Nord ; Olivier Dhénin, durant 2 mois, pour l’achèvement de sa trilogie L’Ordalie ;  Michaël Ferrier, également pendant 2 mois, pour la rédaction d’un essai sur ce qu’il nomme les « catastrophes furtives ».

Louis-Philippe Dalembert

Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Poète, nouvelliste, romancier et essayiste, il a vécu tour à tour à Port-au-Prince, Nancy, Paris, Rome, Jérusalem, Florence, Berlin, Milwaukee, Berne, voyagé partout où ses pas ont pu le porter… dans l’écho toujours renouvelé de la terre natale.

Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, chevalier des Arts et des Lettres, son travail a été récompensé par plusieurs autres distinctions dont le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Prix orange du livre 2017, finaliste Prix Médicis et Grand Prix du roman de l’Académie française 2017… Ses livres sont traduits en allemand, italien, espagnol, portugais, anglais, danois, serbe…

Louis-Philippe Dalembert est par ailleurs diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince, diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle).

Certains de ses ouvrages parus sont : Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser éditeur, 2017), Ballade d’un amour inachevé (Mercure de France, 2013), En marche sur la terre (poésie, Bruno Doucey, 2017).

Louis-Philippe Dalembert, qui écrit dans les deux langues de son pays natal : le français et le créole, vit aujourd’hui entre Paris, Port-au-Prince et ailleurs.

Pendant sa résidence, il a travaillé sur un roman qui aborde le thème de la migration : Mur Mediterranée, paru chez Sabine Wespieser, qui a obtenu le “Prix de la Langue Française” 2019.

Olivier Dhénin

Olivier DhéninPoète, dramaturge et metteur en scène, Olivier Dhénin partage sa vie entre Paris et Rochefort, après avoir vécu à New York et Rome. D’une mère saïgonnaise et d’un père arrageois décédé quand il était adolescent, il aborde l’écriture et le théâtre comme le lieu de l’être, de la mémoire et de l’ailleurs.
Parallèlement à des études de littérature à l’Université de Paris VII, il poursuit une formation musicale au Conservatoire national de région d’Amiens qui le conduira à officier à la coordination artistique du Théâtre du Châtelet de 2006 à 2008. Il crée ensuite sa compagnie de théâtre et art lyrique Winterreise avec laquelle il met en scène Maeterlinck, Rilke, Mahler, Britten, Debussy et récemment L’Île du rêve de Reynaldo Hahn à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet à Paris et L’Enfant et les Sortilèges de Ravel au Théâtre de la Coupe d’Or à Rochefort.

Son œuvre littéraire est essentiellement théâtrale : après Ellénore, drame lyrique qui s’inspirait du “Sturm und Drang”, il écrit Andreas/Maelström d’après Hans Christian Andersen, RicercareCendres, les Feuillets d’AudelinLa Cantate de Tristan de Loonois. L’œuvre d’Alain-Fournier fait l’objet de plusieurs réécritures afin de former un triptyque pour la scène : La Fête étrangeLes Gens du Domaine sans nomLe Pays en hiver et dont la première version fut créée pour les Célébrations nationales du Centenaire du Grand Meaulnes en 2013. Cordelia-requiescat d’après Le Roi Lear est écrite pour le Printemps des Poètes et représentée au Théâtre de Belleville pour les 400 ans de Shakespeare en 2016.

Deux voyages en Arctique en 2013 et 2014 donnent naissance à une réflexion sur l’inconnu et la quête de l’ailleurs à travers Unalaska, récit/prose/poésie. Un tombeau poétique inédit en mémoire de son père disparu en 2000 est initié lors d’un voyage à Moscou en 2011 et achevé à Delft en 2013. En 2015 est publié un recueil de psaumes Le Livre d’heure d’Aaron Däsler (éditions “les petites allées”).

En 2016, Olivier Dhénin est résident à la Villa Médicis – Académie de France à Rome.

Durant sa résidence aux Treilles, Olivier Dhénin a travaillé à l’achèvement du troisième volet de sa trilogie L’Ordalie, trilogie familiale dont chaque partie est séparée de dix années. Le premier volet, Ricercare, en est la pièce centrale. Le deuxième, Cendres, se déroule dix ans avant ; le troisième, Waldstein, dix ans après. Ce temps écoulé vise à suivre l’évolution de personnages confrontés à la tragédie. Il a également mis à profit le temps passé en résidence pour créer une exposition : “L’atelier d’Olivier Dhénin”. [lien vers l’exposition]

Michaël Ferrier

Michaël FerrierMichaël Ferrier est né à Strasbourg. Il a passé son enfance en Afrique (Tchad, Cameroun, Niger) et dans l’Océan indien (Madagascar, Réunion, Maurice), dont sa famille paternelle est originaire. Après des études à l’Ecole Normale Supérieure, une agrégation de Lettres et un doctorat sur « La chanson dans l’œuvre de Céline (du Grand Opéra à la chanson populaire, en passant par l’opérette, l’opéra-comique, l’opéra bouffe, la féerie et autres fredaines… de quelques oreilles que la poétique célinienne prête aux formes chantées », Ed. du Lérot, 2004), il part au Japon où il devient professeur à l’université Chuo de Tokyo et dirige le centre de recherches “Figures de l’Etranger”, sur les représentations de l’altérité dans les sociétés contemporaines.

Romancier et essayiste, il a publié notamment Tokyo, petits portraits de l’aube (2004), Sympathie pour le Fantôme (2010, prix littéraire de la Porte dorée), Fukushima, récit d’un désastre (prix Edouard Glissant 2012), Mémoires d’outre-mer (prix Franz-Hessel 2015), et François, portrait d’un absent (Prix Décembre 2018)tous parus aux éditions Gallimard.

Durant sa résidence à la Fondation des Treilles, Michaël a travaillé à un essai sur ce qu’il nomme les « catastrophes furtives », catastrophes non spectaculaires et possédant un régime de temporalité tout à fait spécifique (par exemple : la contamination radioactive), qui font aujourd’hui irruption dans des cadres épistémologiques qui n’ont pas été pensés pour elles et se trouvent mal configurés pour les appréhender. Il a également commencé à rédiger un roman Scrabble, dans lequel il évoque son enfance au Tchad et sa découverte – quasi-simultanée – de la guerre et de l’écriture. Le livre est paru aux éditions Mercure de France et a fait partie de la sélection des Prix Renaudot, Médicis et Femina 2019.

Benjamin Pelletier, Emmanuel Ruben, Pascale Roze

La Fondation des Treilles a accueilli en 2017 Benjamin Pelletier pour une résidence de 3 mois pour un récit proposant une exploration littéraire de l’enfance, Emmanuel Ruben qui a obtenu également une résidence de 3 mois pour une fiction portant sur la découverte de l’Histoire de la France et de l’Europe, et Pascale Roze en résidence pendant 2 mois pour la rédaction d’un roman.

Benjamin Pelletier

Les Editions de l’Olivier ont publié ses deux premiers livres: La Mère des batailles en 2004 et A travers sables en 2009. Son livre suivant, Toujours plus à l’Est, publié aux éditions Picquier en 2016, s’inspire de ses différents séjours en Corée du Sud. Benjamin Pelletier est né en 1975. Après des études de philosophie à Toulouse, il enseigne la langue et la culture françaises en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Il a ensuite suivi un Master en intelligence économique et a travaillé pour différentes entreprises avant de se spécialiser dans la formation au management interculturel. Il enseigne dans de nombreuses écoles et intervient régulièrement en tant que conférencier.

Le projet de sa résidence aux Treilles visait à explorer l’enfance à travers un récit d’apprentissage en évitant la nostalgie du paradis perdu, la confession nombriliste de l’intimité ou le pathos du drame familial. Il s’agit plutôt de l’enfance banale et anonyme qui nous accompagne et dure toute la vie, de « l’enfance retrouvée à volonté » chère à Baudelaire ou de cette « enfance permanente » que Gaston Bachelard place au cœur du dynamisme de la poésie. Son livre, Les Années discrètes, est paru aux éditions Arléa en 2018.

 

Emmanuel Ruben

Emmanuel Ruben est né en 1980 à Lyon. Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), agrégé de géographie, il effectue de nombreux séjours à l’Est de l’Europe et au Proche-Orient. Il est l’auteur d’une dizaine de livres – romans géopolitiques, récits d’arpentage, essais au croisement des arts, de la littérature et de la géographie – qui interrogent les frontières de l’Europe dans les paysages comme sur les cartes. En septembre 2014, son roman La Ligne des glaces (Payot & Rivages), premier épisode d’une suite européenne, est sélectionné pour le Prix Goncourt.

En juin 2016, il entreprend une traversée de l’Europe à vélo, d’Odessa à Strasbourg. Pendant sa résidence à la fondation des Treilles, il a rédigé Sur la route du Danube (Payot & Rivages), livre inspiré de cette traversée, qui a obtenu en 2019 le prix Nicolas-Bouvier, le prix Amerigo-Vespucci, et le grand prix Sport & Littérature.

Depuis septembre 2017, il dirige la Maison Julien Gracq, un lieu culturel situé sur les bords de la Loire, entre Nantes et Angers, qui accueille en résidence des écrivains du monde entier.

Pascale Roze

Pascale Roze est née au Vietnam en 1954. Son père est officier de marine, sa mère d’une famille établie dans le commerce avec l’Indochine. Son grand-père a vécu vingt ans en Cochinchine, il a été maire de Cholon. Elle fait en France des études de Lettres et de théâtre. De 1983 à 1993, elle travaille avec le metteur en scène Gabriel Garran au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers et au Théâtre international de langue française, chargé de promouvoir le répertoire francophone.

Elle publie son premier livre en 1994, un recueil de nouvelles intitulé Histoires dérangées, où l’on sent l’influence de Marguerite Duras. Depuis, elle se consacre à sa propre écriture et à l’animation d’ateliers en milieu scolaire, professionnel, carcéral. En 1996, son premier roman, Le Chasseur Zéro, obtient le Prix du Premier roman et le Prix Goncourt. Elle publie ensuite deux autres romans : Ferraille et Parle-moi, deux récits : Lettre d’été, lettre-méditation adressée à Léon Tolstoï et Un homme sans larmes, dialogue intime avec le poète épicurien Horace, L’Eau rouge, un roman situé dans la Guerre d’Indochine, Itsik, roman qui raconte la vie et la mort d’un Juif polonais pendant la Deuxième Guerre mondiale, Aujourd’hui les cœurs se desserrent, puis Passage de l’amour, dans lequel elle propose de subtiles variations sur l’amour à travers des nouvelles rythmées par la lutte d’un couple contre la maladie et, enfin, Lonely Child. Le heurt entre destin personnel et Histoire est un de ses thèmes d’inspiration.

Elle a longtemps tenu une chronique sur l’actualité littéraire étrangère sur France-Inter (jusqu’en juin 2010) dans l’émission de Paula Jacques, “Cosmopolitaine”.

Pascale Roze partage sa vie entre Paris et un petit village de Bourgogne. Son livre, La Belle Hélène, est paru en 2020 aux Editions Stock. Elle y raconte la vie d’Hélène Bourguignon, professeure à Sciences Po, veuve, libre, solitaire et lumineuse et y évoque des lieux : Paris, la Bourgogne, la Corse…

Catherine Mary, Kettly Mars, Nils Trede

La Fondation des Treilles a accueilli en 2016 Catherine Mary pendant 3 mois, pour un roman autobiographique portant sur la redécouverte de l’histoire familiale, Kettly Mars pendant 3 mois, pour un roman sur le thème du Vaudou, et Nils Trede, pendant 2 mois, pour une fiction inspirée par le procédé biotechnologique de reprogrammation d’une cellule différenciée en cellule souche pluripotente.

Catherine Mary

Catherine Mary est journaliste et écrivaine. Au centre de ses réflexions se trouve la question du point de vue minoritaire rendu invisible par la norme d’un groupe social avec en filigrane la question politique de la coexistence des récits. Depuis 2012, elle contribue régulièrement au supplément “Science et médecine” du journal Le Monde et au journal Le Temps (Suisse). Docteur en virologie de formation, et également titulaire d’une licence d’histoire de l’art, elle s’intéresse à la manière dont se construit et s’utilise le savoir scientifique dans le monde contemporain. Elle traite de sujets liés à la définition de la folie, à la bioéthique, ou encore de sujets à la frontière entre l’art, la science, l’anthropologie ou la philosophie. Dans Craie et tableau noir, matières à penser (Le Monde, 2014), elle a ainsi sondé le rapport des mathématiciens au tableau noir pour comprendre la fonction de cet objet iconique dans la création mathématique. Dans L’habit en psychiatrie, reflet de nos hésitations  (Le Temps, 2016), elle explore le lien entre l’habit du fou et les représentations de la folie. Dans Race : la génétique face à ses démons (Le Monde, 2018), elle sonde les impensés du discours de la génétique contemporaine pour révéler la manière dont ils contribuent à la rebiologisation de la notion de race.

Elle a également longtemps travaillé dans le domaine de la santé publique, en tant qu’analyste des politiques de contrôle des épidémies. Suite à la pandémie de grippe H1N1, elle a notamment alerté sur le risque pour les démocraties de la perte de confiance envers les experts médicaux, dans deux tribunes publiées dans Le Monde. Elle est également l’auteure en 2011, d’un portrait de référence de l’infectiologue Didier Raoult. En tant qu’écrivaine, elle est l’auteure de Le Gros (Color Gang 2011).

Elle a été lauréate du Prix Résidence d’auteur de la Fondation de Treilles pour l’année 2016 pour une autofiction explorant le thème de la violence intrafamiliale et de l’emprise sectaire. Croisant enquête, exploration de sa mémoire familiale et travail sur sa mémoire traumatique, elle questionne les ressorts de la violence au sein de la famille, dans un contexte d’embrigadement sectaire.

Kettly Mars

Kettly Mars est née et vit à Port-au-Prince, Haïti. Elle est reconnue comme l’un des écrivains haïtiens les plus lus, avec ses romans plongeant souvent dans des univers extrêmement controversés mais qui sont toutefois au cœur du passé et du présent d’Haïti. Elle explore dans ses romans, nouvelles et feuilletons les facettes multiples de son pays et  les contradictions de son histoire singulière. Après une carrière de plus de trente années dans l’administration de haut niveau dans son pays, elle se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. L’auteur participe à des manifestations culturelles et des publications collectives en Haïti et à l’étranger.  Kettly Mars a reçu  plusieurs distinctions littéraires et a été traduite en anglais, italien, allemand, néerlandais, japonais, danois, croate. Elle est présidente du  jury du prix littéraire “Henri Deschamps” d’Haïti, ex-membre du jury international du prix Prince Claus des Pays Bas, et depuis 2018 directrice du Centre PEN-Haïti.

Pendant sa résidence elle a travaillé sur un roman qui présente un miroir de la société haïtienne contemporaine : L’Ange du patriarche, paru en 2018 aux éditions Mercure de France.

Nils Trede

Nils Trede est né en 1966 à Heidelberg, en Allemagne. Il s’est installé à Paris en 1996 où il a effectué une grande partie de ses études et où il a exercé la profession de médecin généraliste dans un cabinet de l’Est parisien. Pendant plusieurs années il a fait des remplacements dans diverses régions à travers la France. Depuis 2009 il vit à Strasbourg. Il est employé à l’Etablissement Français de Sang et dans un établissement de médecine préventive à l’Université de Strasbourg. Nils Trede anime régulièrement des ateliers d’écriture auprès d’adultes et en milieu scolaire. Il rédige occasionnellement des scénarios courts pour l’émission culturelle franco-allemande Karambolage sur Arte.

Considérant le monde et l’espèce humaine comme des entités complexes et mystérieuses qui ne se limitent pas à une approche rationnelle, les personnages de Nils Trede avancent dans l’obscurité au lieu de marcher droit au but à la lumière du jour, tentant toutefois de prendre la mesure des incertitudes qui les entourent. Le thème central de Nils Trede est sans doute l’individu placé dans la société, la question de la possibilité de liberté pour une personne exposée aux regards, aux jugements, aux habitudes de ses semblables. Dans son projet d’écriture actuel pour lequel il est soutenu par la Fondation des Treilles et la Villa Marguerite Yourcenar, Nils Trede s’intéresse à notre monde contemporain qui impose à l’individu une mutation identitaire continuelle.

A ce jour, Nils Trede a publié deux romans : La vie pétrifiée paru en 2008 chez Quidam éditeur et Le nœud coulant, paru en 2012 aux éditions Les impressions nouvelles.

Patrick Autréaux, Mamadou Ly et Marc Pautrel

La Fondation des Treilles a accueilli en 2015 Patrick Autréaux, pendant 2 mois, pour un essai sur la place de la littérature dans une époque turbulente, Mamadou Ly, pendant 4 mois, pour un essai sur André Malraux et la poésie, et Marc Pautrel pendant 2 mois pour un roman, Ozu, en référence au cinéaste japonais.

Patrick Autréaux

Patrick Autréaux est né en 1968. Parallèlement à des études de médecine et d’anthropologie, il écrit de la poésie et des critiques d’art contemporain. Il décide d’arrêter sa pratique de psychiatrie d’urgence en 2006. L’expérience de la maladie comme expérience intérieure est le thème d’un cycle d’écriture achevé avec Se survivre (Éditions Verdier). Il a publié, aux Éditions Gallimard, Dans la vallée des larmesSoignerLe Dedans des choses (récits). Et chez ce même éditeur en 2015, Les Irréguliers (roman). Pendant l’été 2015 a été programmée au festival d’Avignon sa pièce de théâtre, Le grand vivant, mise en scène et avec Thierry Thieû Niang et Vincent Dissez. Il a été lauréat de la Villa Yourcenar, de la bourse Paris-Québec et du Prix Amic de l’Académie française.

L’objectif du projet sur lequel il a travaillé aux Treilles était d’interroger la place possible de la littérature dans « les temps de malheur » – ce qui résiste et soutient au milieu des ruines. Son livre : La voix écrite est paru aux éditions Verdier en 2017.

Mamadou Ly

Mamadou Abdoulaye Ly est né au Sénégal en 1978. Après avoir fréquenté l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il a poursuivi ses études à l’Université Lyon 2 et à l’Université Lyon 3. Il a également enseigné la littérature française à l’Université de Limerick en Irlande entre 2010 et 2011 puis à l’Université du Yunnan en Chine entre 2011 et 2014 et fait partie des chercheurs associés au Groupe de recherches sur le manuscrit francophone du CNRS. Il est aussi l’auteur d’un essai sur La Théâtralité dans les romans d’André Malraux paru chez L’Harmattan en 2012 et de plusieurs articles scientifiques sur la littérature française des XIXe et XXe siècles publiés dans d’importantes revues universitaires comme la Revue André Malraux review, l’Australian Journal of French Studies ou la Revue d’Histoire littéraire de la France et dans le blog de Pierre Assouline.

Lauréat de la Fondation des Treilles en 2015, il a consacré sa résidence à l’écriture d’un essai : Malraux et la poésie, paru en 2016  aux éditions l’Harmattan (coll. Approches Littéraires).

Marc Pautrel

Marc Pautrel est né en 1967. Après des études de droit, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix littéraire d’Aquitaine en 2010 et a été lauréat des Missions Stendhal en 2012. Il est l’auteur d’un recueil de récits, Le Métier de dormir (Ed. Confluences, 2005), d’une autobiographie fictionnelle, Je suis une surprise (Ed. In8, 2009), et de quatre romans parus aux Éditions Gallimard dans la collection de Philippe Sollers, « L’Infini » : L’homme pacifique (2009), Un voyage humain (2011), Polaire (2013) et Orpheline (2014).

Pendant sa résidence de 2 mois aux Treilles, il a travaillé sur son roman, Ozu, paru aux éditions Louise Bottu en 2015. Dans ce livre, Marc Pautrel se glisse dans l’œil vif du réalisateur du Voyage à Tokyo. Il écrit sa vie, ses passions, ses drames, ses doutes, ses pertes, ses fleurs, son travail. Ozu est une immersion dans la vie du cinéaste et dans la lumière de ses films, qui ne cessent eux aussi de fleurir à chaque nouveau printemps.

Olivier Bessard-Banquy et Patrice Nganang

La Fondation des Treilles a accueilli en 2014 Olivier Bessard-Banquy pendant 4 mois, pour un livre sur l’édition, et Patrice Nganang, pendant 4 mois également, pour un livre sur la guerre civile au Cameroon.

Olivier Bessard-Banquy

Docteur ès lettres, Olivier Bessard-Banquy est professeur des universités, spécialiste des lettres et de l’édition contemporaines, en charge des enseignements d’édition et de bibliologie au Pôle des métiers du livre de l’université de Bordeaux-III. Ancien éditeur, il collabore avec diverses maisons d’édition parisiennes. Il a coécrit une partie du volume sur le centenaire de la NRF paru en 2011 chez Gallimard (Gallimard 1911-2011, un siècle d’édition) et a donné en 2012 un essai en poche, L’Industrie des lettres, paru dans la série Agora chez Pocket. Il a travaillé pour cette même maison à un essai sur le livre au XXe siècle à partir des archives d’éditeurs déposées à l’IMEC où il est chercheur associé.

Aux Treilles, il a pu avancer dans l’élaboration de ce livre par l’étude des fonds du centre André Gide-Jean Schlumberger qui possède de nombreux documents inédits du célèbre cofondateur de la NRF et un fonds très riche de documents transmis par l’ancien archiviste de la maison Gallimard. Le résultat de ce travail de recherche : La fabrique du livre, paru en 2016 aux éditions des Presses universitaires de Bordeaux & Du Lérot.

Patrice Nganang

Né au Cameroun en 1970, Patrice Nganang est écrivain et professeur de théorie littéraire à l’Université d’état de New-York.

Auteur de plusieurs essais et fiction, il a travaillé sur un nouveau roman, troisième séquence d’une trilogie dénommée “Trois Guerres” commencée avec Mont plaisant (Philippe Rey, 2011 ; Mention spéciale du prix des Cinq continents de la francophonie, traductions en allemand, norvégien et portugais), continuée avec La Saison des prunes (Philippe Rey, parution en mars 2013), qui présente des vies camerounaises durant les périodes tumultueuses de l’histoire de ce pays, et explore la mesure dans laquelle celles-ci ont été définies par les Grandes guerres : Première Guerre mondiale pour Mont plaisant ; Deuxième Guerre mondiale pour La Saison des prunes ; pour le troisième voletla Guerre civile qui secoua le Cameroun de 1958 à 1971, et fut marquée par le maquis dont le souvenir définit encore le présent camerounais de façon douloureuse.

L’enjeu est de présenter la guerre moins comme le moyen d’un argument politique, que comme un moment durant lequel les Africains et les Européens se sont retrouvés dans une aventure violente qui les a tous changé. La guerre apparaît ainsi comme un tissu qui aura lié les Africains au globe, comme le moment de production d’une culture nouvelle, même si elle s’est déroulée de manière brutale. Son livre Empreintes de crabe est paru aux éditions JC Lattès.

François Jullien et Álvaro de la Rica

La Fondation des Treilles a accueilli en 2013 François Jullien pendant 4 mois, pour un livre sur “l’esprit” d’un paysage, et Álvaro de la Rica, pendant 3 mois, pour un ouvrage sur l’expérience de la guerre vécue par un groupe d’écrivains franco-espagnols à la frontière basque.

François Jullien

Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégé de l’Université, François Jullien a étudié aux Universités de Pékin et Shanghai et a été responsable de l’Antenne Française de sinologie à Hong-Kong entre 1978-1981.  Directeur du Centre Marcel Granet, Directeur de l’Institut de la pensée contemporaine (2002-2011), il est dorénavant professeur à l’Université Paris-Diderot. Il s’intéresse à la Philosophie générale et à la pensée chinoise ainsi qu’aux problématiques inter-culturelles.

Lors de sa résidence aux Treilles, il a repris la question de « l’esprit d’un paysage », en tirant parti des écarts entre pensée chinoise et européenne.

Dans la pensée comme dans la peinture chinoise, le paysage est conçu, non de façon perceptive, mais, comme traditionnellement en Chine, à partir de la polarité des énergies : shan-shui, « les montagnes et les eaux » : le Haut et le Bas, ce qui est immobile et ce qui est mobile, ce qui a forme (la montagne) et ce qui est sans forme (l’eau), etc. C’est-à-dire que le « paysage », en Chine, loin de se laisser concevoir comme un fragment de pays soumis à l’autorité du regard et délimité par son horizon, est compris à partir de la globalité fonctionnelle d’éléments qui s’opposent en se répondant.

Dans son ouvrage paru en 2014, Vivre de Paysage ou l’impensé de la raison, Gallimard, NRF, (coll. Bibliothèque des Idées), il retraverse la littérature chinoise consacrée au paysage, ainsi que celle des Arts de peindre de la Chine ancienne, pour essayer de mieux comprendre ce qu’on peut appeler l’« esprit » d’un « paysage ».

Álvaro de la Rica

Álvaro de la Rica,né en 1965, est Professeur de théorie de la littérature et de littérature comparée à l’Université de Navarre, Espagne.

Biographe de Julien Green, il a publié entre autres La luz y la mirada. Aproximación a la autobiografía de Julien Green (Eunsa, Pamplona, 1993), En lo más profundo del bosque. La juventud de Julien Green (Encuentro, Madrid, 1999), Estudios sobre Claudio Magris, (Eunsa, Pamplona, 2000), Homenaje a José Jiménez Lozano (Eunsa, Pamplona, 2006), et une monographie Kafka y el Holocausto (Trotta, Madrid, junio 2009) traduite et publiée chez Gallimard (col. Arcades) en 2014. Critique littéraire dans les journaux “ABC”, “El Mundo” et “La Vanguardia” (Barcelone), il collabore entre autres avec “la Revista de Occidente” fondée para Ortega y Gasset. Il a publié en 2012 La tercera persona, son premier roman.

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il a travaillé sur l’expérience commune d’un ensemble d’écrivains français et espagnols autour de la frontière basque pendant la première moitié du XXe siècle. Il s’agit d’une première analyse sur leurs vicissitudes entre l’expérience de la guerre (Première Guerre Mondiale, Guerre Civile espagnole, Deuxième Guerre Mondiale) et de l’exil, et la recherche d’une forme littéraire à mi-chemin entre jeu et tragédie:

Je commencerai par l’étude du roman de Miguel de Unamuno : Comment se fait un roman. Cette œuvre, que le philosophe basque a écrite pendant son exil à Paris, est la première tentative d’inclure un élément métadiscursif explicite dans le genre narratif européen. Très vite, la quête unamunesque a été reconnue en France pour sa valeur littéraire et anthropologique, et a initié un dialogue à la fois artistique, politique et existentiel entre un nombre significatif d’intellectuels des deux pays qui ont passé une partie de leur vie au pied des Pyrénées. Ma recherche suit ce fil extraordinaire qui s’est tissé entre des écrivains et artistes comme Bergamín, Malraux, Jules Supervielle, Claude Esteban, Pablo Palazuelo, Eduardo Chillida, Martin Heidegger, Valéry Larbaud, Florence Delay et Ramón Gomez de la Serna pendant les décennies de crises et de ruptures politiques qui ont fait l’histoire du siècle passé”.

Son livre, Órdago, un paseo por la frontera vasca del Pirineo, est paru aux éditions Vaso Roto en 2019.

Daniel Grojnowski et Nathalie Zaccaï-Reyners

La Fondation des Treilles a accueilli en 2012 Daniel Grojnowski pendant 2 mois, pour un livre sur “l’esprit” des paysages, et Nathalie Zaccaï-Reyners, pendant 3 mois, pour des recherches sur la qualité des relations de soin.

Daniel Grojnowski

 

Né en 1936, Daniel Grojnowski est professeur émérite à l’Université Paris VII, Denis Diderot (U.F.R. Lettres, Arts, Spectacles). Il a publié quelques recueils (poésies, nouvelles) et un certain nombre d’éditions d’auteurs classiques, notamment A. Allais, J.-K. Huysmans, J. Laforgue, G. Rodenbach, dans la collection G-F de Flammarion, pour laquelle il prépare une édition du Rire de Bergson (à paraître en 2013). Écrivain essayiste, il s’est consacré tout particulièrement à deux secteurs qui ont fait l’objet de publications :

1. La photographie : Photographie et langage, José Corti, 2002 – Usages de la photographie, José Corti, 2010 – Photographie et croyance, La Différence, 2012.

2. Les productions comiques : Aux commencements du rire « moderne », José Corti,1997 – Comiques, d’Alphonse Allais à Charlot, Septentrion, « Objet », 2004 – Fumisteries (Anthologie, en collaboration avec B. Sarrazin), Omnibus, 2011. Autres parutions : Album zutique, G-F, 2016 (avec Denis Saint Amand), L’imaginaire de la prostitution, Hermann, 2017  (avec Mireille Dottin-Orsini), Huysmans, Moreau, Salomé. La fin du “moderne”, Septentrion, 2020, Marcel Duchamp, caricaturiste de presse, Marguerite Waknine,  2020.

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, il a travaillé sur la consécration du rire dans l’art plastique moderne et contemporain (Dada, Le Nouveau Réalisme, etc.). Son ouvrage Les arts incohérents et le rire dans les arts plastiques, paru aux éditions Corti, porte sur les manifestations fondatrices des Arts Incohérents qui se sont déroulées, sous la direction de Jules Lévy, à la fin du XIXe siècle, à Paris, dans le cadre d’expositions annuelles, de 1881 à 1892.

Nathalie Zaccaï-Reyners

Docteur en sciences sociales, Nathalie Zaccaï-Reyners est chercheure qualifiée au Fonds de la Recherche Scientifique belge. Elle poursuit ses activités à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles dont elle a assumé la direction de 2008 à 2011. Membre du Groupe de recherche sur l’Action Publique, ses recherches s’inscrivent dans deux domaines : la sociologie morale et l’épistémologie des sciences sociales (accéder à une bibliographie sélective)

Au cours de son séjour à la Fondation des Treilles, elle a poursuivi ses recherches sur le respect mutuel et la qualité des relations de soin dans des institutions d’accueil pour personnes vulnérables, s’attachant à poursuivre son exploration des ressorts de l’imagination morale au cœur du soin.

Jacques Dewitte

En 2011, la Fondation des Treilles accueille Jacques Dewitte pendant 8 mois, lauréat unique pour l’année 2010.

Philosophe, traducteur et écrivain, Jacques Dewitte, né à Bruxelles en 1946, partage actuellement sa vie entre Berlin et Bruxelles. Se situant philosophiquement dans la tradition phénoménologique et herméneutique, soucieux des questions politiques autant qu’amoureux des formes sensibles, il est l’auteur d’une oeuvre importante qui s’est d’abord élaborée dans des revues telles que “Le Temps de la réflexion”, “Le Messager Européen”, “Les Temps Modernes”, “Critique, Commentaire, Esprit, La Revue du Mauss”, avec des articles portant sur des sujets aussi divers que le nihilisme, la question du mal, le vivant, l’architecture urbaine, le paysage, le langage, l’opéra, l’art, la littérature.

Il a notamment traduit deux livres de Leszek Kolakowski et plusieurs ouvrages allemands.

Il a publié plusieurs livres : Le pouvoir de la langue et la liberté de l’espritEssai sur la résistance au langage totalitaire (Michalon, 2007) ; L’exception européenne. Ces mérites qui nous distinguent, (Michalon, 2008) ; La manifestation de soi. Eléments d’une critique philosophique de l’utilitarisme (La Découverte, collection Bibliothèque du “MAUSS“, 2010). Kolakowski. Le clivage de l’humanité, Michalon (collection “Le Bien Commun“), 2011,  Le mythe chez Hans Jonas : Une discordance flagrante, Essai sur les méfaits et bienfaits de l’inconséquence, Plus loin que le bout de son nez.

Pendant son séjour à la Fondation des Treilles en 2011, il a travaillé sur un ouvrage sur le  thème du langage, des langues et de la parole.

Rosette et Sami Tchak

La Fondation des Treilles a accueilli en 2011 Rosette pendant 4 mois, pour écrire un roman sur son parcours sentimental, et Sami Tchak, pendant 3 mois, pour un livre évoquant la sagesse de son père.

Rosette

Rosette est née à Cherbourg dans la Manche. Après des études à Caen, elle vient à Paris pour débuter une carrière d’actrice. Depuis les années 1980, elle a joué trois pièces au théâtre, dans une dizaine de téléfilms à la télévision et surtout différents rôles dans une trentaine de films au cinéma.
Avec le réalisateur Eric Rohmer, elle a noué une relation privilégiée et elle sera présente dans six de ses œuvres. C’est aussi lui qui réalisera le clip de la chanson « Bois ton café, il va être froid » qu’elle crée en 1986. Parallèlement à son travail de comédienne, Rosette réalise une série de sept courts-métrages où elle met en scène ses aventures de fantaisie.
En 2008, son premier roman Le grand méchant père est publié chez Grasset et décrit, entre féerie et réalité, l’expérience sensible d’un tourment et d’une histoire.

En 2010, elle est résidente de la Fondation des Treilles pour écrire son deuxième roman introspectif et ouvert : Pas farouche, paru aux éditions Grasset.

Sami Tchak

Sami Tchak, pseudonyme de Sadamba TCHA-KOURA, écrivain, est né au Togo en 1960. Après une licence de philosophie obtenue à l’université de Lomé, capitale de son pays, en 1983, il enseigne dans un lycée pendant trois ans. Il arrive en France en 1986 pour des études en sociologie et obtient son doctorat à la Sorbonne (Paris V) en 1993.
C’est dans le cadre de ses activités de sociologue que le hasard le conduira à Cuba en 1996 pour sept mois de recherches sur la prostitution. Par la suite, il nourrit une passion pour l’Amérique latine et ses littératures, ce qui se ressent dans une partie de ses livres. Il a publié à ce jour quatre essais et six romans dont Place des Fêtes (Gallimard, 2001, traduit en espagnol et en allemand) et Le paradis des chiots (Mercure de France, 2006, prix Kourouma). Depuis quelques années, il se consacre à la littérature, ce qui lui donne l’occasion de voyager à travers le monde.

Pendant son séjour aux Treilles, il a travaillé sur son livre, Ainsi parlait mon père, éditions JC Lattès. C’est en effet dans la forge de son père qu’a commencé son éducation. Le charbon, les soufflets, le feu, l’enclume, le fer rougi et le marteau ont précédé les pages et la plume. Et surtout les histoires de son père. Ce dialogue, cette écoute, a duré plus de quarante ans et ne s’est interrompu que par la mort du père en 2003 mais il continue à entendre sa voix, à percevoir ses mots et sa sagesse. Ces pages sont un fragment des histoires de cet homme qui disait à son fils : « Tu m’écoutes et tu tries. Tu m’écoutes et du tamises mes mots. Il en restera juste des miettes, donc l’essentiel ».

Hélène Prigent et Marie le Drian

En 2009, la Fondation des Treilles a accueilli les premières lauréates du prix de la résidence d’auteur : Marie Le Drian et Hélène Prigent.

Marie Le Drian

Marie Le DrianMarie Le Drian est née à Lanester (Morbihan). Elle fait ses études à Rennes, puis travaille à Paris durant plusieurs années. Elle publie son premier récit Keraliguen en 1983. Suivront des nouvelles et des romans dont Le Petit bout du L (Laffont) et Hôtel maternel (Julliard). En 1999, elle obtient une bourse du Canton de Berne (Suisse) et passe une année dans la ville bilingue de Bienne, durant laquelle elle écrit La Cabane d’Hippolyte, qui a obtenu le Prix Bretagne 2001 et le Prix Breizh du roman 2001. A son retour en France, elle quitte Paris et s’installe définitivement en Bretagne, à Clohars-Carnoët Finistère) où elle se consacre à l’écriture. Attention éclaircie, l’un de ses romans, a été publié en 2007 aux Éditions de la Table Ronde.

Marie Le Drian a bénéficié d’une résidence d’écriture de la Fondation des Treilles où elle a séjourné pendant quatre mois. Son livre, Le corps perdu de Suzanne Thovers, éditions Apogée, collection « Piqué d’étoiles », a obtenu le prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2014. À petits pas fragiles, avec des pointes d’humour pince-sans-rire, elle s’attarde sur les choses simples d’un quotidien dévasté par la dépression.

Hélène Prigent

Hélène Prigent a travaillé à la Réunion des Musées Nationaux pendant douze ans. Assistante de Jean Clair pour la préparation de l’exposition Mélancolie. Génie et folie en Occident, présentée à Paris, en 2005, aux Galeries nationales du Grand Palais, elle est l’auteur de Mélancolie. Métamorphoses de la dépression, publié aux éditions Gallimard (collection « Découvertes ») la même année. Elle a participé à plusieurs colloques sur ce sujet et prépare un ouvrage sur la mélancolie dans l’Antiquité grecque, raison de son séjour à la Fondation des Treilles au printemps 2009.

Elle a aussi publié un petit livre, Paul Gauguin : 1848-1903 (autre titre : « J’ai voulu vouloir » – Paul Gauguin), aux éditions de La Martinière – Xavier Barral (collection « Voix », 2003), et collaboré à plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels le Journal de la France et des Français. Chronologie politique, culturelle et religieuse, de Clovis à 2000 (éditions Gallimard, collection « Quarto », 2001) et, avec Pierre Rosenberg, Chardin. La nature silencieuse (éditions Gallimard, collection « Découvertes », 1999).

Olives © Dominique Laugé

Olives © Dominique Laugé

Publications issues du prix “Résidence d’auteur”

Ouvrages publiés par les lauréats du prix de la Résidence d’auteur depuis sa création en 2008 :

2020

Olivier Dhénin, L’Atelier d’Olivier Dhénin, exposition virtuelle [lien vers l’exposition]

Pascale Roze, La Belle Hélène, Editions Stock

2019

Louis-Philippe Dalembert, Mur Méditerranée, éditions Sabine Wespieser, Lauréat du Prix de la langue française 2019

Michaël Ferrier, Scrabble, Mercure de France

Emmanuel Ruben, Sur la route du Danube, éditions Rivages, Lauréat du Prix Nicolas Bouvier 2019

Álvaro de la Rica, Órdago, un paseo por la frontera vasca del Pirineo, Vaso Roto Ediciones, 2019

2018

Olivier Dhénin, Aquis Submersus, éditions Les petites Allées

Patrice Nganang, Empreintes de crabe, éditions JC Lattès

Benjamin Pelletier, Les Années discrètes, éditions Arlea

Sami Tchak, Ainsi parlait mon père, éditions JC Lattès

Kettly Mars, L’Ange du patriarche, éditions Mercure de France

2017

Patrick Autréaux, La voix écrite, éditions Verdier

2016

Mamadou Abdoulaye Ly, Malraux et la poésie, éditions l’Harmattan (coll. Approches Littéraires)

Olivier Bessard-Banquy, La fabrique du livre, éditions des Presses universitaires de Bordeaux & Du Lérot

2015

Rosette, Pas farouche, éditions Grasset

Daniel Grojnowski, Les arts incohérents et le rire dans les arts plastiques, éditions Corti

Marc Pautrel, Ozu, éditions Louise Bottu

2014

François Jullien, Vivre de paysage ou L’impensé de la Raison, éditions Gallimard

2013

Marie Le Drian, Le corps perdu de Suzanne Thovers, éditions Apogée, collection « Piqué d’étoiles », prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2014.

Vigne © Dominique Laugé

Vigne © Dominique Laugé

Résidence d’auteur : le jury

Pour l’application de sa délibération créant un prix de la Fondation des Treilles décerné à des auteurs et créateurs par voie de concours, le conseil d’administration a constitué un jury. Depuis juillet 2017 il est composé de la façon suivante :

  • Monsieur Philippe Raynaud, Professeur à l’Université de Paris 2, membre de l’Institut Universitaire de France, administrateur de la Fondation des Treilles, Président du jury
  • Madame Claude Habib, professeur de lettres à l’Université de Paris III (département Littérature et Linguistique Françaises et Latines), membre du conseil scientifique de la Fondation des Treilles
  • Monsieur Pierre Jourde, écrivain, critique littéraire, professeur de littérature à l’Université de Grenoble III,
  • Madame Carole Martinez, écrivain,
  • Monsieur Krzystof Pomian, Directeur de Recherche émérite au CNRS, Professeur à l’Université Nicolas Copernic à Torun (Pologne).

Les décisions du jury sont prises à la majorité des suffrages exprimés. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.