Dernière modification le : 22 May 2017

Photography prize: the laureates

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Lauréats 2016 :

Andrea & Magda, Pablo Guidali et Klavdij Sluban  [Lire l’article]

 

Lauréats 2015

Thibaut Cuisset (1958 – 2017)  [Lire l’hommage]

Thibaut Cuisset est un photographe français, né en 1958, qui se consacre à la photographie de paysage depuis 1985 et il a été pensionnaire à la Villa Médicis en 1992-1993 résident à la villa Kujoyama de Kyoto en 1997 et a obtenu le Prix de l’Académie des Beaux-Arts en 2009.

C’est lors d’un voyage en 1985 au Maroc qu’il prend ses premières photographies de paysage avec une chambre photographique sur pied et en  couleur. Il comprend alors que la pratique de la photographie de paysage peut être une manière de regarder le monde . Depuis son travail photographique se déploie par campagnes successives et à chaque fois un pays ou une région française fait l’objet de la série. De nombreux pays ont été parcourus : l’Australie, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, le Japon, l’Islande, la Namibie, la Russie, la Syrie, Les États-Unis…

En tant que lauréat du Prix Résidence pour la photographie de la Fondation des Treilles, il propose, selon ses propres termes, de se concentrer : « … sur le paysage méditerranéen français et, plus précisément, sur l’idée de l’arrière pays avec  la persistance d’un monde rural et peut-être même pastoral en Provence, dans les départements du Var, des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. » La forêt, la montagne, et les campagnes périurbaines avec leurs zones de frictions seront ainsi évoquées.

Parmi ses publications : Le Pays Clair, Camargue texte Jean Echenoz, Ed. Actes-Sud 2013, Une campagne photographique, le pays de Bray texte Gilles A. Tiberghien Ed Filigranes en 2009, Le dehors absolu, texte Philippe Lacoue-Labarthe Ed. Filigranes en 2006 et Campagne japonaise, texte Jean-Christophe Bailly, Ed. Filigranes en2002.

Thibaut Cuisset est représenté par La Galerie Les Filles du Calvaire à Paris.

 

Wiktoria Wojciechowska

Wiktoria Wojciechowska est une très jeune photographe polonaise, tout juste sortie de l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, mais qui a cependant déjà obtenu le prestigieux Oskar Barnack Newcomer Award 2015, pour sa série : «Short Flashes », composée de portraits de motocyclistes chinois figés dans l’éclair d’un flash.

Avec sa série « Sparks » constituée de portraits de soldats ukrainiens, elle tente de montrer les traces de la guerre sur les visages et dans les yeux de jeunes combattants.

Ce qu’elle propose dans le cadre de la Résidence pour la photographie de la Fondation des Treilles est un mélange de portraits, de collages et d’investigations sur le territoire, un story telling à la recherche d’une représentation graphique de ce qui caractérise la culture méditerranéenne.

Parmi ses publications : Urbanautica, text by Krzysztof Sienkiewicz to project  Own Place 2015.  Short Flashes Beijinger, No. 06, China, 2015

 

Sophie Zénon

Sophie Zénon est une photographe française. Elle vit et travaille à Paris.

Formée à l’histoire contemporaine, de l’art et à l’ethnologie, elle déploie tout d’abord son travail au contact de nouvelles cultures et sillonne à maintes reprises l’Asie. Depuis la fin des années 2000, en écho à ses études sur le chamanisme, elle revient à ses thèmes de recherche de prédilection : la mise en scène photographique de l’absence, notre rapport au temps, à la mémoire, à la filiation. Lauréate du Prix Kodak de la critique en 2000, nominée au Prix Niépce en 2011 et 2015, à la Villa Kujoyama en 2015, elle a fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger et ses photographies et livres d’artiste ont intégré des collections publiques.

Le Prix Résidence pour la photographie de la Fondation des Treilles va lui permettre de développer un volet de son projet « Arborescences », un travail de re-visitation de son histoire familiale intimement liée à celle l’immigration italienne en France pendant l’entre-deux guerres. Ce projet puise sa source dans une mémoire enfouie et traite de l’exil, de l’identité, de la perte des lieux où l’on est né, où l’on a vécu.

Parmi ses publications : Des Cadavres exquis, 2012. Galerie Thessa Herold, Paris ; In Case We Die, 2011. Editions de Saint-Louis / Fondation d’art contemporain Fernet-Branc ; Roads over Troubled Water, 2010. Editions Schilt Publishing / Benteli Verlags;  Mongolie, l’esprit du vent, 2005. Bleu de Chine / Benteli Verla

Et des livres d’artiste : Nonni, 2015. Leporello. 5 ex. Photographies sur papier japonais. Interventions à l’encre de Chine. Texte de l’auteur ; Ex-Ossibus, 2014. Dix triptyques sur papier BFK Rives. 5 ex. Gravures à la pointe sèche. Interventions à l’encre de Chine. Textes de Régine Detambel ; Verdun, ses ruines glorieuses, 2013. 5 ex. 8 quadriptyques sur papier BFK Rives. Monotypes. Cartes postales. Textes d’Eric Vuillard ; Grand Livre de Palerme, 2012. Pièce unique. Reliure de la fin du XVIIIème siècle, photographies sur papier japonais, reproductions de pages d’albums de famille du XIXème siècle.

Sophie Zénon est représentée en France par la galerie Thessa Herold (Paris), la galerie Line Lavesque (Arles) et par la Galerie Schilt à Amsterdam.

Lauréats 2014

Anaïs Boudot

Photographe française, elle vit à Roubaix. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie en 2010 et du studio du Fresnoy en 2013 Anaïs Boudot poursuit aujourd’hui un travail autour de l’exploration des moyens photographiques. Le coeur de son travail consiste à explorer le processus d’apparition de l’image ; les liens entre image fixe et animée ; et les interstices créés entre temps et mouvement. Elle cherche à créer des images à la fois énigmatiques et hypnotiques, hors du temps, au plus proche de la sensation. Ses pièces jouent souvent avec les limites du visible, plongeant le spectateur dans une temporalité subjective proche de la remémoration. La question du paysage et de la perception y tiennent une place importante. Son travail repose sur une hybridation des médiums à travers la réactualisation de techniques photographiques anciennes telles que la stéréoscopie, le photogramme ou le sténopé, qui, conjuguées à l’utilisation de la programmation et de la vidéo, mettent au point de nouvelles formes et de nouvelles visions.

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Hicham Gardaf

Hicham Gardaf (b. 1989) is a photographer born and based in Tangier, Morocco. Inspired by numerous photography books, that he came across during his job as a bookseller, he set his first steps in photography by taking images in his neighbourhood in order to portray his surrounding and its inhabitants; following the explorations of the documentary genre such as Stephen Shore or Joel Steinfeld.

He has been nominated for the Foam Paul Huf Award in February 2013. Same year he participated in a group show of ten contemporary Moroccan photographers at the Museum of Marrakech for Photography and Visual Arts (where his work became a part of the museum’s permanent collection); followed by a solo exhibition titled Extimacy in the Gallery 127 in Marrakech.

His work was represented in the Fotofever in Paris and Brussels. He was included in the group exhibition « Un Maroc Raconté Autrement » at Espace Photographique de l’Hotel de Sauroy in Paris (part of the Paris Photomonth) with the project titled Modern Times, in which he is portraying the contemporary Moroccan society against the background of urban landscape and its recent development.

His work observes the relationships between man and his environment, more specifically how each individual fits or not to the space or territory in which he lives.

Hicham Gardaf is represented by the Gallery 127 in Marrakech.

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Evangelia Kranioti

Greek photographer living in Paris, she led an artistic and anthropological research on life, travel and intimacy of Mediterranean sailors worldwide. A new step in this research the door to look not on the people of the sea in the strict sense, but on the Mediterranean migrants, men and women who embark risking their lives to reach Europe.

She holds an LLB in Law from the National and Kapodistrian University of Athens. She has studied piano at the Athens National Conservatory and visual arts at the École nationale supérieure des arts décoratifs of Paris (BA Hons), where she also pursued a post-graduate research in Editorial design. In 2014 she graduated summa cum laude from the Fresnoy–Studio national des arts contemporains in France, where she completed a 2-year audiovisual research in cinema and new media.

The recipient of many scholarships and grants, she has received support from institutions such as : the J. F. Costopoulos Foundation, the Marc de Montalambert Foundation, the Mediterranean Center of Photography, the Cité internationale des Arts of Paris, Capacete Rio de Janeiro, the FAAP Foundation São Paulo, and the Fonds de Dotation Agnès b. among others.

She is the 2015 recipient of the Special jury Prize and the Elie Saab Prize at the 30th Hyères Fashion and Photography festival, the Best Emerging International Filmmaker Award at the Toronto Hot Docs IFF, Les Amis du Fresnoy Prize, the Photographic Prize of the Fondation des Treilles, the Runway fellowship (Bipolar / Fresnoy) and has been shortlisted for the Photography Award of the French Academy. She is currently represented by the Galerie Sator in Paris and collaborates with the Galerie du Jour Agnès b. on various projects.

Her work encompasses photography, video, installation and has been showcased in various countries and venues. Among them : Paris Photo, Maison Européenne de la Photographie, the 5th Thessaloniki Biennial, National museum of modern art / Greece, Festival VIA in Maubeuge, Festival EXIT in MAC Créteil, Galerie Vincent Sator, Galerie du Jour Agnes b., Galerie Xippas, Kyotographies / Japan, Centro Helio Oiticica / Rio, La Biennale de Belleville / FIAC, CentQuatre, Bruxelles Nuit Blanche, Espace Culture Lille 1, Museum of Fine Arts Rennes, MUSA Museum on Demand / Vienna, Austrian Cultural Forum NY, the NY Photo Festival / Dumbo Brooklyn, the Centre d’art contemporain / Geneva.

Her first documentary feature Exotica, Erotica, Etc (73′) had its world premier at the Forum section of the 65th Berlinale and is currently showcased in various venues (Filmoteca española, Centre d’art contemporain de Genève) and film festival across the world (Kino der Kunst, Thessaloniki documentary festival, Karlovy Vary FF, Hot Docs Toronto, Melbourne IFF, BFI London film festival,  among others).

Lauréats 2013  (lire l’article):

Claire Chevrier

Née à Pau en 1963, elle vit et travaille entre Mayet et Paris.

Dans ses travaux antérieurs, Claire Chevrier a observé la façon dont les mégalopoles ont peu à peu absorbé l’espace naturel pour le transformer en autant de quartiers et de groupements de population marqués par l’évolution de la ville primitive mais aussi par les aléas climatiques, économiques ou culturels. Issue d’une famille de pieds-noirs et profondément marquée par l’histoire de ce deuil vécu par sa famille, elle va interroger photographiquement Alger la Blanche dans ses métamorphoses urbaines, sociales et culturelles, partir à la recherche des paysages du souvenir, et analyser, dans cette période si féconde en raison des récentes évolutions politiques, comment l’homme s’approprie ce nouveau territoire dans son corps et dans sa pensée.

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Patrizia Di Fiore

Née en 1961 en Italie, elle vit et travaille à Paris.

Patrizia Di Fiore le confesse volontiers, l’influence de la lumière, des couleurs et des paysages italiens ont marqué sa pratique photographique et, depuis qu’elle est arrivée en France il y a trente ans, à cette culture imprégnée de la flamboyance des peintures italiennes, s’est peu à peu substituée une vision plus analytique. Elle envisage ainsi de prendre en compte, lors de sa description du paysage méditerranéen, les bouleversements générés par les grands travaux tels la construction du TGV avec ses ouvrages d’art qui perturbent la vision ou le développement des autoroutes qui drainent du nord au sud un flux de populations migrantes, saisonnières ou non. Elle pense dérouler sa palette de couleurs pour évoquer l’histoire et les cultures qui se dessinent sur ce territoire où subsistent encore les traces de différentes civilisations.

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Mark Lyon

Né en 1952 en Californie, il vit et travaille en France.

Son projet : Né en Californie du Sud, Mark Lyon revendique avec conviction cette part d’héritage historique et visuel au regard de la langue, de la culture et du paysage hispanique transmise par ses parents. Et s’il avoue un amour profond pour les paysages de la Méditerranée, ses influences photographiques sont, elles, résolument américaines puisqu’il cite avec ferveur le travail de Walker Evans sur l’Amérique. Il souhaite ainsi faire sienne la méthodologie de son mentor, à savoir transgresser les genres, mêler en une même histoire photographique un travail sur le paysage, l’architecture, l’humain, la nature morte que ses observations et ses déambulations vont peu à peu lui révéler.

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Lauréates 2012 :

Morgane Denzler

Agée de 27 ans, Morgane Denzler a suivi la formation de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, notamment dans l’atelier de Patrick Tosani. Elle s’intéresse en particulier au Bassin Méditerranéen (ses premiers travaux concernaient la Sicile et le Liban) et souhaite aborder l’histoire, la mémoire et l’inconscient collectif du territoire provençal au travers de documents et de rencontres. Après une phase de recherches sur les cartes, archives et documents photographiques des lieux emblématiques de ce territoire, elle souhaite en retrouver l’emplacement exact puis de les photographier tels qu’ils se présentent aujourd’hui. Ce travail accompli, elle réalisera des puzzles superposant, à la même échelle, la photographie d’archive et la prise de vue contemporaine, en prenant soin d’ôter certains éléments du puzzle supérieur afin que chaque strate de l’œuvre permette de comprendre le génie du lieu.

 

Manuela Marques

De nationalité franco-portugaise, Manuela Marques (53 ans) est connue pour la qualité de ces lumières et de la gamme chromatique qu’elle utilise. S’inspirant du journal d’Anne Schlumberger, créatrice du lieu et de la Fondation des Treilles, qui relate éprouver un sentiment rare et unique de beauté parfaite devant le calme et l’harmonie de ce paysage, Manuela envisage de travailler sur les jeux visuels qui allient à la fois les lumières bleues de l’aube et celles du crépuscule afin de retrouver la part du « rêve éveillé » qui l’attire ainsi que le sentiment d’intériorité diffusé par la nature même de ce paysage, comme une utopie éternelle.

 

Lauréats 2011 et premiers lauréats

Raed Bawayah

Si Raed Bawayah s’appuie sur l’image de l’olivier pour débuter son projet, c’est bien parce que cet arbre, symbole de paix commun à toute la culture méditerranéenne, véhicule en outre un sentiment de sagesse paisible et de résistance exemplaire face aux attaques de la nature et celle des hommes ; l’olivier, véritable métaphore de la lutte du peuple palestinien qui tente, jusque dans le désespoir, de s’accrocher à sa terre nourricière demeure le point de départ d’une quête photographique qui explore la problématique territoriale et le relevé topographique d’une terre déchirée, désirée et revendiquée par deux peuples.

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Véronique Ellena

Véronique Ellena s’est récemment fait connaître pour son travail réalisé à la Villa Médicis sur le thème de la nature morte et sa recherche très picturale autour des sans-abris, “les invisibles”. Sans toutefois revendiquer l’esthétique du land art, elle a pris l’habitude depuis plusieurs années d’arpenter des territoires différents, lors de longues et lentes promenades pour composer des images méditatives et silencieuses tel ce pommier sous l’orage ou ces peupliers indéfiniment répétés par les reflets du lac. Prenant pour prétexte la nature à demi-sauvage du domaine des Treilles, elle se propose de composer un herbier autour de la végétation antique et éternelle du lieu, telle qu’elle se présente au fil des saisons.

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