Lauréats 2017 du Prix de la résidence pour la photographie

Lauréats 2017_TousLe jury du Prix de la Résidence pour la photographie, présidé par Laura Serani, vient de désigner trois lauréats pour l’année 2017 : Nicolas Comment, Laurie Dall’Ava  et Alex Majoli (Alessandro Maioli).  Ils seront tous trois accueillis aux Treilles durant l’année 2018.

Le jury, également composé de Hassan Ezzaïm (Directeur de la Villa des Arts Rabat/Casablanca, Fondation ONA, Claire Lebel (membre du conseil d’administration de la Fondation des Treilles), Jean-Luc Monterosso (directeur de la Maison Européenne de la Photographie), Sarah Moon (photographe, réalisatrice), et Ricardo Vazquez (Directeur de l’Hôtel des Arts à Toulon) a également attribué :
* 2 mentions spéciales à Julien Chatelain et Nicola Lo Calzo
* et un « coup de cœur » à Ziad Naitaddi

Nicolas Comment

Photographe et compositeur français né en 1973, Nicolas Comment est diplômé de l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon (1997) et de l’École Nationale Supérieure des Arts Nicolas_Comment_17_pour_siteDécoratifs de Paris (1999). Il publie son premier livre de photographies en 2001 aux éditions Filigranes, « La desserte » (texte d’André S. Labarthe), qui sera suivi par 8 autres ouvrages dont le plus récent, « Reverb » (Filigranes éditions / Polka galerie, 2017).

Le travail photographique de Nicolas Comment est représenté par la galerie Polka (Paris)

Au cours de sa résidence et dans la continuité des travaux qu’il a déjà consacrés à Jean Cocteau (L’oiseleur, 2003), Bernard Lamarche-Vadel (La visite, 2009) ou qui lui ont été inspirés par des écrivains tels que Jack Kerouac et Malcom Lowry (Mexico City Waltz, 2012), Roger Vailland (Fading, 2006) Paul Bowles ou William S. Burroughs (T(ange)r), Nicolas Comment va mener une nouvelle enquête photographique consacrée au poète méridional Germain Nouveau. Il en suivra les traces en Provence et en Méditerranée, de Pourrières (son village natal) à Alger (d’où il écrit à Rimbaud, mort depuis deux années, une « lettre fantôme » demeurée célèbre parce qu’elle suivit son destinataire de port en port) en passant par différents lieux qui ont marqué la vie du poète en Provence d’une part mais aussi en Italie, en Espagne au Liban.

Outre l’élaboration de tirages pour une future exposition, il s’agira également d’exploiter les éléments visuels glanés lors de sa résidence dans le cadre d’une projection photographique (et musicale) destinée à être représentée dans divers lieux partenaires (Maison de la poésie, Bibliothèque nationale de France) mais aussi de travailler à l’édition future d’un ouvrage sous forme de livre-disque.

 Laurie Dall’Ava

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Née en 1982, Laurie Dall’Ava vit et travaille en France, à Toulouse. Diplômée en 2011 de l’École Nationale Supérieure de la Photographie, Arles elle poursuit sa formation au « Centro de la imagen » de Limà. En 2013, elle est membre du Reflexions Masterclass, avec Giorgia Fiorio et Gabriel Bauret. Venise/Bâle.

Outre de nombreuses expositions depuis 2008, Laurie Dall’Ava a également contribué à plusieurs publications comme le numéro 5 de la revue « Yet Magazine » en 2014 ou encore « Qu’avez-vous fait de la photographie ? (ENSP, Actes Sud, 2012).

Le projet soutenu par le prix résidence de la photographie de la Fondation des Treilles relie le travail photographique de Laurie Dall’Ava à celui, d’écriture, de Victor Mazière. Entamé au printemps dernier, ce projet comportera plusieurs cycles de recherche, ainsi que plusieurs formes, tout en privilégiant à chacune des étapes la relation entre le territoire et l’invisible, l’entre-deux et la construction d’indices mythologiques imaginaires. Notre collaboration nous a orienté vers une recherche photographique, poétique et philosophique autour du monde méditerranéen, des Cyclades et de la civilisation Minoéenne. Le récit, tant photographique que fictionnel, pourra prendre ici la forme d’un journal de bord initiatique et d’une forme d’enquête. Il dériverait ainsi d’un futur proche, dont subsisterait l’archive lacunaire, vers un mythe parallèle des origines, guidé intuitivement par des images récurrentes, des indices uchroniques : les pierres, les îles, le volcan, le souffre, les abeilles, faisant écho aux religions à Mystères et aux énigmes non déchiffrées des hiéroglyphes du Linéaire B, dont l’exemple le plus connu est le disque de Phaistos.

Alex Majoli

 

Photographe italien né en 1971, Alex Majoli vit et travaille à New-York où il est représenté par Howard Greenberg Gallery NY. Diplômé de l’Art Institute de Ravenne en 1991, Alex Majoli est membre de Magnum Photos depuis 2001. Il a notamment couvert le conflit yougoslave, les évènements majeurs au Kosovo et en Albanie, la chute du régime taliban en Afghanistan, l’invasion de l’Irak et continue de documenter divers conflits pour de nombreuses revues.

Plus récemment, il a travaillé pour un projet du Ministère français de la culture intitulé « BPS » (Bio-Position System) portant sur la transformation sociale de la ville. Son projet « Libera me » est une réflexion sur la condition humaine.

Reliant cette dernière à sa démarche sur les conflits, son travail actuel se tourne vers les réfugiés et leurs conditions de vie en exil. Alex Majoli décrit ainsi le projet qu’il développera lors de sa résidence : « Alors que les conflits dans le monde deviennent une menace toujours croissante pour la vie de tous ceux qu’ils affectent, beaucoup sont forcés de se lancer dans un voyage qui les éloignera de tout ce qu’ils ont et de tout ce qu’ils savent, à travers la Méditerranée et les pays hostiles.Le voyage du réfugié se reflète dans les fameux mots de Jacques Attali : Le Titanic, c’est nous, notre société triomphante, orgueilleuse, aveugle, hypocrite, impitoyable aux pauvres, où tout est prévu, sauf les moyens de prévoir. Tel est à mon sens le secret de l’immense succès de ce film : chacun y devine que l’iceberg est là, qui nous attend, tapi quelque part dans la brume de l’avenir, que nous fonçons droit dessus et que nous allons nous y fracasser en musique. Mon projet en cours, intitulé Titanic est une exploration de l’esprit humain en temps de crise. Une crise qui touche tout le monde… »

 

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