Dernière modification le : 14 décembre 2016

Prix du Centre André Gide-Jean Schlumberger : les lauréats

2016 – 2017 : Stéphanie Bertrand et Theresa O’Connor

Stéphanie Bertrand

Agrégée de lettres modernes, Stéphanie Bertrand est maître de conférences en littérature française (XXe-XXIe siècles) à l’université de Lorraine (site de Metz). Auteur d’une thèse consacrée à l’aphorisme dans l’œuvre d’André Gide (Prix de thèse établissement de l’université de Lorraine 2016, Prix de l’académie des arts de la ville de Metz 2016, à paraître aux éditions Classiques Garnier, collection « Investigations stylistiques »), elle s’intéresse actuellement plus largement à la langue et au style des écrivains de la « génération NRF », notamment dans leurs liens avec la construction d’une identité nationale. Dans le cadre du prix de la fondation des Treilles, elle établit une édition critique des articles de critique littéraire de Marcel Drouin- Michel Arnauld.

Theresa O’Connor

Dr.O’Connor is Irish Ambassador European Society for Literature, Science and Arts http://www.slsa-eu.org and a founding director of the Skellig Foundation, a non-profit multidisciplinary forum dedicated to public education on issues surrounding climate change.   In her current work in the emerging field of Multispecies Studies she is especially interested in the art/science pathways through which we might re-set modernity and re-imagine sovereignty in terms of what Habermas terms the “ideal speech situation” of deliberative democracy.

Dr.O’Connor’s research interests are cross-disciplinary and include cultural studies, ecology and trauma, epigenetics, neuroscience, postcolonial studies and the environmental humanities.  She has chaired panels and delivered talks on these topics at conferences in Canada, the United States and Europe.  As a doctoral student in the United States, she founded the International Graduate Student Conference for Graduate Students in Irish Studies (with the support and participation of Seamus Heaney). She was the first winner of the International Joyce Foundation Fellowship for Graduate Students.

As an interdisciplinary scholar working on the borderlines between art and science, O’Connor was a co-lecturer on an interdisciplinary humanities/neuroscience course for international students on Joyce, Art and the Visual Brain at the Newman School of Irish Studies in Dublin and a visiting research fellow on Joyce, Art, Neuroscience and Technology at the Centre for Research in I.T. (CRITE) at Trinity College Dublin. She has delivered lectures on the environmental humanities at conferences hosted by Trinity College, Dublin and co-hosted the Skellig Foundation Talks on Climate Change in the Royal Irish Academy Dublin (2014).  In 2015 she co-hosted Skellig Sessions –COP21 2015, a series of talks and discussions by an international team of experts (including the French “Climates” group) on climate change at the “Centre Culturel Irlandais” in Paris.    Podcasts on her work in the environmental humanities, among them,“Joyce’s Brain Atlas: A Deep Map of the Anthropocene and a Roadmap for the Environmental Humanities,” appear on the Trinity College Dublin Environmental Humanities web page, and the Ant, Spider, Bee digital environmental humanities web page of the Rachel Carson Center, Munich Germany. Invited guest lectures she has delivered include the Strauhof Lecture on Joyce and Paul Klee at the Zurich Joyce Foundation, University of Zurich, Switzerland and lectures on Post-Colonial Irish and African Literature at Concordia University in Montreal.

Dr. O’Connor has published on Joyce and nationalism in Joyce in Context (Cambridge University Press), acted as a reviewer for James Joyce Literary Supplement on publications related to art, fascism and modernism.  She edited The Comic Tradition in Irish Women Writers, a volume of essays on satire by an international group of scholars and writers.  In addition to editing the volume, she contributed an essay on “History, Gender and the Post-Colonial Condition,” and an introduction “Tradition and the Signifying Monkey,” a piece that re-visits Eliot’s critically acclaimed essay on the evolution of literary tradition and argues for an alternative model of tradition that takes into account Irish and African oral traditions of Signifying.  In addition to an on-going interdisciplinary project on “Joyce’s Brain Atlas,” she is currently working on a book length study on Joyce, Gide, Sovereignty and the Environmental Humanities entitled The Multispecies Hamlet/Hum Lit.

Abstract of the book in progress: Joyce’s Multispecies Hamlet/Hum Lit: Gide, Le Corbusier, Eileen Gray and the Neuro-Architecture of Modernity.

“What do you do when you are disoriented, when the compass of your phone goes haywire? You reset it. The procedure depends on the situation and device, but you always have to stay calm and carefully follow instructions if you want the compass to capture signals again » (“GLOBALE: Reset Modernity! ZKM_Atrium 8”)  

It is by now a critical commonplace that Shakespeare’s work serves in Joyce’s Finnegans Wake as a mould in which something is cast.  This something, this study argues, is a sonic mousetrap, a plot to re-set modernity.  Anticipating the project of Bruno La Tour’ s “GLOBALE: Reset Modernity!, »Joyce set out in the Paris of the early twentieth-century to re-set modernity by re-setting the way we envisage home, identity, dwelling, and, ultimately, Sovereignty.   Finnegans Wake, a work that might well be sub-titled “Joyce’s Hamlet as Brain Atlas,” unfolds as a pilgrimage through the neuro-architecture of modernity. Since the architecture of the city and the « architecture » of the mind are inextricably intertwined in Joyce’s work, Le Corbusier’s work and that of Eileen Gray offered him a convenient set of symbols with which to map and unmap his Hamlet as brain atlas.

2014 – 2015 : Martina Della Casa et Yves Guignard

Martina Della Casa

Martina Della Casa a soutenu, à l’Université de Bologne, une thèse du DESE — Doctorat d’études supérieures européennes (Cycle XXVI : La présence de la Bible dans la littérature européenne). Cette thèse, intitulée Expériences du sacré et (dé)figurations du Christ. Artaud, Beckett et Pasolini, a été consacrée aux modalités de présence du christianisme dans la littérature européenne contemporaine, en particulier à sa critique mais également au réinvestissement symbolique de la figure du Christ chez les trois écrivains. Sa publication est en cours.

Les recherches actuelles de Martina Della Casa et plusieurs de ses publications portent

  • sur la problématique du sacré dans la littérature du xxe siècle,
  • sur l’idée d’Europe et sur la (dé)construction en littérature d’une identité culturelle européenne,
  • sur la traduction, l’autotraduction et la circulation des textes et des idées en Europe,
  • sur les rapports entre texte et image dans la littérature contemporaine.

En continuité avec les recherches doctorales, le projet que Martina Della Casa développe dans le cadre du Prix de la Fondation Catherine Gide auprès du Centre André Gide — Jean Schlumberger de la Fondation des Treilles porte sur la problématique du rapport entre le Christ et le christianisme dans l’œuvre d’André Gide, sur son croisement avec son discours sur l’Europe, sur sa culture et sa civilisation, sans que soit négligée l’étude de son influence dans le développement de l’humanisme gidien.

Actuellement attachée temporaire d’enseignement et de recherche à la Faculté des Lettres, Langues et Sciences humaines de l’Université de Haute-Alsace et membre publiant de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE, EA 4363), Martina Della Casa a organisé, avec Peter Schnyder et Frédérique Toudoire-Surlapierre, un colloque international sur « André Gide, l’Européen ». Elle en prépare les actes qui seront publiés en 2017.

Yves Guignard

Licencié ès Lettres de l’Université de Bâle, Yves Guignard prépare sous la direction de Philippe Kaenel à l’Université de Lausanne une thèse de doctorat sur le marchand d’art allemand Wilhelm Uhde. Cofondateur de la revue Les Lettres et les Arts, il y a écrit de nombreux articles de critique littéraire et artistique entre 2009 et 2014. Traducteur de l’allemand vers le français pour différents musées et pour la Radio Télévision Suisse, il a aussi traduit un roman de l’allemand vers le français pour le compte des éditions Zoé à Genève. Il a travaillé également comme médiateur culturel à la Fondation Beyeler, au Kunstmuseum de Bâle, au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne. Ses principaux thèmes de recherche et ses publications portent sur l’art contemporain suisse, l’art suisse des XIXe et XXe siècle, les avant-gardes parisiennes du début du XXe siècle.

2012 – 2013 : Marie-Eve Benoteau-Alexandre

Marie-Eve Benoteau-Alexandre est ATER à l’Université d’Angers. Ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres et docteur en littérature française, elle est l’auteur d’un livre consacré aux traductions de psaumes de Paul Claudel (Les Psaumes selon Claudel, Champion, 2012).
Outre l’oeuvre de Claudel, ses travaux de recherche concernent les questions de traduction au XXe siècle. Elle travaille actuellement sur la présence des littératures étrangères dans La NRF de 1908 à 1943

2011

Catherine Helbert

Catherine Helbert enseigne à l’Université Paris-Sorbonne, elle est membre du centre de recherche « Littératures françaises du XX° siècle » de cette université.

Ses activités de recherche sont consacrées aux rapports de la presse et des intellectuels français durant l’entre-deux-guerres, à la réception des auteurs dans cette presse, à l’histoire de la critique dans cette période.

Elle a publié dans le cadre de revues ou de colloques des travaux consacrés à l’hebdomadaire politico-littéraire Marianne, à Jean Prévost, à Frédéric Lefèvre, à Léon-Paul Fargue, à La NRF. Elle a participé au colloque des Treilles consacré en 2009 à « La place de La NRF dans la vie littéraire de XXe siècle ».

Elle se consacre présentement au critique de La NRF Benjamin Crémieux dont elle a édité aux « Cahiers de la NRF » XXe Siècle (2010) et dans la même collection Inquiétude et Reconstruction (2011). Aux éditions Du Lérot elle a réédité  Du côté de Marcel Proust (2011).

Elle travaille actuellement à l’édition d’une correspondance générale de Benjamin Crémieux après avoir réédité une version partiellement inédite d’Alias de Maurice Sachs.

Laurence Campa (voir ci-dessous)

 

2010 : Laurence Campa

Laurence Campa est éditrice d’Apollinaire (« Lettres à Madeleine », Gallimard, 2005 & 2006 / « Letters to Madeleine », transl. D. Nicholson-Smith, Seagull Books, 2010 ; « Je pense à toi mon Lou. Poèmes et lettres d’Apollinaire à Lou », Textuel, 2007 ; « Correspondance avec les artistes 1903-1918″, avec Peter Read, Gallimard, 2009). Maître de conférences (HDR) de l’Université Paris Est – Créteil et membre du Centre international de recherches de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme), elle consacre aussi ses recherches à l’histoire littéraire du début du XX° siècle et à la littérature française de la Grande Guerre (Louis Krémer, « D’encre de fer et de feu. Lettres à Henry Charpentier (1914-1918) », La Table Ronde, 2008 ; « Poètes de la Grande Guerre. Expérience combattante et activité poétique », Éditions Classiques Garnier, 2010). Elle participera au colloque des Treilles consacré au Centenaire des Éditions Gallimard en mai 2011 et prépare une biographie d’Apollinaire (à paraître chez Gallimard).

2009 : Bernard Baillaud

Né à Besançon, Bernard Baillaud est agrégé de Lettres et docteur de l’Université de Paris-IV Sorbonne. Après avoir été en poste au Centre culturel français de Jakarta (Indonésie), il enseigne au lycée Alain d’Alençon et à l’université de Rennes II. Président de la Société des lecteurs de Jean Paulhan, Bernard Baillaud est aussi membre du Conseil scientifique de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC). Chargé de l’édition des oeuvres complètes de Jean Paulhan, chez Gallimard (sept volumes prévus, deux déjà parus, il collabore également aux Cahiers Diderot et à diverses revues : L’Infini, Hippocampe, La Revue des revues et Théodore Balmoral. En mars 2009, il a participé au séminaire organisé par la Fondation des Treilles à l’occasion du centenaire de la Nrf. Les actes en sont parus chez Gallimard, en 2009 sous le titre La place de la Nrf dans la vie littéraire du XXe siècle : 1908-1943 (Collection « Les Entretiens de la Fondation des Treilles« ).
Prix du Centre Jean Schlumberger pour l’année 2009 Bernard Baillaud est le deuxième lauréat du Centre d’Etudes Littéraires de la Fondation des Treilles.

2008 : Laurent Gayard

Laurent Gayard est doctorant en Études Politiques à l’EHESS, sous la direction de Philippe Raynaud, et professeur certifié d’histoire-géographie. Il travaille depuis quatre ans sur le sujet « De l’écrivain à l’intellectuel engagé : la Nouvelle Revue Française,une contribution à l’histoire intellectuelle contemporaine ». Après une maîtrise et un DEA d’histoire contemporaine, il a publié, aux éditions Le Manuscrit, Les intellectuels et l’engagement, deux revues au pied du mur : la Nrf et Esprit, 1936-1939. Il a également participé au colloque international « De l’avant-garde, des avant-gardes : frontières, mouvements », à Nice en décembre 2008, ainsi qu’au colloque « La place de la Nrf dans les lettres françaises et européennes dans la première moitié du XXe siècle » organisé à la Fondation des Treilles en mars 2009. Premier lauréat du prix du Centre d’Études Littéraires de la Fondation des Treilles, le Centre Jean Schlumberger, Laurent Gayard a effectué plusieurs séjours d’étude au domaine des Treilles.

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