Dernière modification le : 24 juin 2015

Lauréats 2013

Olivier Bessard-Banquy et Patrice Nganang

Les deux lauréats 2013 ont été accueillis aux Treilles en 2014.

Olivier Bessard-Banquy

Docteur ès lettres, Olivier Bessard-Banquy est professeur des universités, spécialiste des lettres et de l’édition contemporaines, en charge des enseignements d’édition et de bibliologie au Pôle des métiers du livre de l’université de Bordeaux-III. Ancien éditeur, il collabore avec diverses maisons d’édition parisiennes. Il a coécrit une partie du volume sur le centenaire de la NRF paru en 2011 chez Gallimard (Gallimard 1911-2011, un siècle d’édition) et a donné en 2012 un essai en poche, L’Industrie des lettres, paru dans la série Agora chez Pocket. Il prépare pour cette même maison un essai sur le livre au XXe siècle à partir des archives d’éditeurs déposées à l’IMEC où il est chercheur associé.
Aux Treilles, il compte justement avancer dans l’élaboration de ce nouveau livre par l’étude des fonds du centre André Gide-Jean Schlumberger qui possède de nombreux documents inédits du célèbre cofondateur de la NRF et un nouveau fonds très riche de documents transmis par l’ancien archiviste de la maison Gallimard. Il espère aussi dans le calme de la garrigue et la paix des oliviers trouver l’ambiance idéale pour écrire tranquillement.

Patrice Nganang

Né au Cameroun en 1970, Patrice Nganang est écrivain et professeur de théorie littéraire à l’Université d’état de New-York.

Auteur de plusieurs essais et fiction, il va travailler sur un nouveau roman, troisième séquence d’une trilogie dénommée ‘Trois Guerres’ commencée avec Mont plaisant (Philippe Rey, 2011 ; Mention spéciale du prix des Cinq continents de la francophonie, traductions en allemand, norvégien et portugais), continuée avec La Saison des prunes (Philippe Rey, parution en mars 2013), qui présente des vies camerounaises durant les périodes tumultueuses de l’histoire de ce pays, et explore la mesure dans laquelle celles-ci ont été définies par les Grandes guerres : Première Guerre mondiale pour Mont plaisant ; Deuxième Guerre mondiale pour La Saison des prunes ; pour le troisième volet, la Guerre civile qui secoua le Cameroun de 1958 à 1971, et fut marquée par le maquis dont le souvenir définit encore le présent camerounais de façon douloureuse. L’enjeu est de présenter la guerre moins comme le moyen d’un argument politique, que comme un moment durant lequel les Africains et les Européens se sont retrouvés dans une aventure violente qui les a changé tous. La guerre apparaît ainsi comme un tissu qui aura lié les Africains au globe, comme le moment de production d’une culture nouvelle, même si de manière brutale.

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